ttamoz et Cochez. Revue de méd., septembre
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à la rétention de bile qui en est la conséquence. Dès son apparition, l’ictère peut être léger ou intense, il peut varier, depuis la teinte subictérique jusqu’aux teintes olivâtres qu’il acquiert généralement à une période avancée de la maladie, mais il persiste pendant des mois et des années, sans disparaître jamais complètement, parce que le catarrhe des canalicules biliaires est en permanence. Sous l’influence de la rétention biliaire les urines sont plus ou moins chargées de pigment.
Le catarrhe des canicules biliaires n’oblitérant qu’une partie de ces canaux, la bile continue à s’écouler en quantité suffisante dans l’intestin. Aussi les matières fécales ne sont pas décolorées comme elles le sont dans l’ictère catarrhal vulgaire, où le canal cholédoque est momentanément oblitéré. Sur 26 observations de cirrhose hypertrophique biliaire1 2, on n’a signalé que deux fois la décoloration des matières fécales, et encore cette décoloration, quand elle existe, est-elle incomplète ou transitoire; pour être complète, il faudrait une obstruction des canaux biliaires, ou un arrêt dans la sécrétion de la bile, c’est-à-dire Yacholie sous ses différentes formes®. Les poussées d’ictère sont dans quelques cas précédées de douleurs hépatiques et de fièvre. L’ictère est parfois accompagné de prurit et de xanthélasma®.
L’examen des urines révèle autre chose que la présence du pigment biliaire; on y trouve un peu moins d’urée que dans les urines normales. Cette diminution de l’urée ne vient pas de la diminution des aliments azotés, car les malades continuent généralement à se bien nourrir; il vient de ce que le foie remplit un peu moins bien ses fonctions. L’urine ne contient ni albumine, ni sucre. Le malade peut ingérer une certaine
1. Schachmann. Cirrh. hypertr. du foie avec ictère chron. Thèse de Paris, 1887.