‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 42 sur 492 · Jaccoud. Traité de pathologie, t. I, p · texte numérisé non relu

Jaccoud. Traité de pathologie, t. I, p

soit à des complications, telles que cystite, phthisie, pneumonie.

Variétés. — J’ai déjà indiqué, au sujet de la myélite aiguë, la diversité des symptômes qu’offre la maladie suivant qu’elle siège aux régions lombaire, dorsale ou cervicale; je vais m’occuper actuellement de quelques variétés rares où la myélite est hémi-latérale, centrale ou corticale.

a. Myélite hémi-latérale. Lorsque la moelle est lésée dans une de ses moitiés, droite ou gauche, que la lésion provienne d’un traumatisme, d’une compression, d’une tumeur ou d’une sclérose, on observe des symptômes spéciaux bien étudiés par M. Brown-Séquard. Sans insister sur les détails, les caractères saillants sont les suivants : 1° Paralysie du mouvement du côté du corps correspondant à la lésion de la moelle (hémi-paraplégie) ; 2° anesthésie du côté du corps opposé à la lésion (hémianesthésie croisée). La dissociation de ces deux symptômes, dont l’un est direct et l’autre croisé, serait due à ce fait (Brown-Séquard) que les conducteurs de la sensibilité s entre-croisenl dans la moelle tandis que les conducteurs de la motilité sont déjà entre-croisés au niveau du bulbe. Plus la lésion siège vers les parties supérieures de la moelle, et plus ces symptômes sont étendus.

h. Myélite centrale1. Dans cette variété de myélite pénépendymaire, la substance grise est surtout atteinte au-devant du canal central de la moelle; les symptômes consistent principalement en des paralysies suivies atrophie musculaire et d’affaiblissement de la contracî 1 1 te electnque. Cette variété de myélite se confond avec la synngomyéhe.

Les révulsifs, les cautères, les cautérisations et l’électnsation résument la majeure partie du traitement de la myehte chronique. L’iodure de potassium à haute dose et les préparations mercurielles doivent toujours

“é/,danS 'e « °Ù 'a - avérée° ou

DIEULAFOY, PATHOL. T. II, ^

Page 1