Cassaül. Semaine médicale, 1891, p
liales, et rarement de corps étrangers; il est entouré d’une couche moyenne radiée, dans laquelle dominent les cristaux de cholestérine. L’écorce est stratifiée et composée, suivant les cas, de cholestérine, de pigment biliaire, de chaux. On rencontre des calculs qui manquent d’écorce, d’autres, les calculs simplex, sont homogènes dans toute leur épaisseur. Les calculs contenus dans une même vésicule sont identiques comme structure, couleur et composition chimique.
Il y a des calculs agglomérés et des calculs fragmentés. La consistance des concrétions biliaires est médiocre, les plus résistantes sont formées de cholestérine pure, lies calculs sont libres dans la vésicule, parfois néanmoins ils adhèrent à la vésicule, ils sont comme enchatonnés, ainsi que M. Terrier l’a constaté en pratiquant la cholécystotomie1.
Les substances qui dominent dans la composition des calculs biliaires sont la cholestérine cristallisée, radiée ou amorphe, puis les matières colorantes de la hile et les sels calcaires. Il est curieux de voir que la cholestérine et la chaux, qui se trouvent en quantité très minime dans la bile, eu égard à ses autres éléments, sont précisément les matériaux qui servent de préférence à la constitution des calculs. Ainsi la cholestérine entre en moyenne pour 70 pour 100 dans la constitution des calculs, tandis que la bile en contient à peine 2 pour 100. Les sels de potasse et de soude, qui forment à eux seuls certains calculs, n’existent qu’en très petite quantité dans la hile. Dans toute l’épaisseur des calculs existe une sorte de trame organique, albuminoïde, qui indique la participation de la muqueuse à la formation des calculs.
Le mécanisme de la formation des calculs biliaires est encore mal connu2. Il faut que les substances contenues dans la bile soient précipitées, agglomérées, et maintenues