Cornillon. Pvogr. médic
et cholédoque entraînant une péritonite consécutive, ter: rible accident qui sera étudié plus loin avec l’issue des calculs hors des voies naturelles. Dans quelques cas, les malades atteints de colique hépatique ont des frissons, des vertiges, des convulsions épileptiformes, des lipothymies, des syncopes, syncopes qu’il ne faut pas mettre exclusivement sur le compte de la douleur, car on observe des lipothymies et des syncopes avec des coliques de médiocre intensité. On peut même observer le vertige, la défaillance ou le frisson, à l’état de symptôme isolé et sans accès douloureux, chez des gens affectés de lithiase biliaire. C’est une sorte de colique hépatique fruste. La mort subite1 2 * survenant au moment de l’accès est un fait absolument rare ; on en peut expliquer le mécanisme par action réflexe, et à l’autopsie on retrouve un calcul volumineux engagé dans le canal cystique ou dans le canal cholédoque.
J’ai dit que la colique hépatique est apyrétique, cependant elle est quelquefois accompagnée d’accès de fièvre qui prennent le type intermittent, au point de simuler des accès d’origine palustre. Parfois le frisson débute avec la douleur, la température s’élève à 40 degrés, et la fièvre reparaît à chaque reprise de la douleur4. Dans d’autres circonstances, les douleurs sont insignifiantes, la colique hépatique passe pour ainsi dire inaperçue, et l’accès de fièvre est le seul indice de la migration des calculs; il peut même revenir plusieurs jours de suite à des heures indéterminées. Ces accès, qui sont en rapport avec le passage du sable biliaire ou des calculs dans les voies biliaires, ont été comparés par Budd aux accès fébriles qui succèdent parfois au passage d’un cathéter dans le canal de l’urèthre. Ils peuvent être rapprochés des accès de fièvre que nous allons étudier plus loin vvec l’angiocholite simple ou suppurée.