Mossé. Accidents de la lithiase, p
2. Magnin. Th. de Paris, 1869. — J. Besnier. Arch. de méd., avril et
mai 1880.
La colique hépatique peut être accompagnée de troubles vasculaires qui se traduisent par la congestion pulmonaire du côté droit1 2, par Yœdème des extrémités inférieures, parla dilatation du cœur droit avec insuffisance tricuspide.
Le retentissement des lésions biliaires sur le cœur droit est un fait qui a été mis en lumière par M. Potain. M. Gangolphe avait bien indiqué l’existence d’un bruit de souffle dans l’ictère®, et il le plaçait à l’orifice mitral; ce bruit de souffle paraît devoir être placé à 1 orifice tricuspide. M. Potain3 * a démontré que les affections aiguës des voies biliaires, et l’ictère calculeux en particulier, peuvent déterminer une dilatation transitoire des cavités cardiaques droites, avec insuffisance tricuspide et hypertrophie ventriculaire. Cette dilatation est probablement due à un excès de pression dans l’artère pulmonaire, excès de pression qui provient d’une diminution de calibre des artérioles du poumon, et qui est sans doute le résultat d’une action réflexe transmise au bulbe et réfléchie au poumon par des filets du grand sympathique*.
La lithiase biliaire peut provoquer Y endocardite infectieuse au moyen de germes puisés dans les conduits biliaires. L’infection parait être due à des microorganismes qui ont leurs représentants dans l’intestin5.
Diagnostic. — Traitement. — Le diagnostic de la colique hépatique est généralement facile. On ne la confondra pas avec la colique néphrétique, car dans ce cas le foie n’est nullement douloureux, la douleur part du rein, suit le trajet de l’uretère, atteint le testicule, le col de la vessie, l’extrémité de la verge, et l’ictère fait natu-