Bobowity. Fièv. intermit. sympt . Th. de laris
de la maladie, ou à la suite de complications (ictère grave, pneumonie).
La pathogénie de ces accidents a été étudiée au chapitre précédent concernant les angiocholites. Nous avons vu que la stagnation de la bile dans les canaux, dans la vésicule, dans le foie, à la suite d’obstruction ou de ligature expérimentale du cholédoque, placent ces différents organes en état d’opportunité morbide. Ils se laissent alors envahir, sans se défendre, par les agents pathogènes, microbes multiples, soit que ces agents aient émigré de l’intestin vers le foie, soit que, résidant dans les voies biliaires à l’état latent et inoffensif, ils n’aient attendu que le moment favorable à leur entrée en scène.
d. Pyléphlébite. — L’obstruction calculeuse des voies biliaires et les lésions d’angiocholite qu’elle détermine sont quelquefois accompagnées de pyléphlébite (inflammation des vaisseaux portes). La pyléphlébite peut atteindre le tronc de la veine porte ou les branches secondaires. L’accolement des branches de la veine porte aux canaux biliaires explique la possibilité de la phlébite porte consécutive à la périangiocholite. On peut expliquer de même l’inflammation du tronc porte consécutive aux lésions du canal cholédoque1.
La pyléphlébite est oblitérante ou suppurative. La phlébite oblitérante est beaucoup plus rare; quand elle siège sur le tronc porte, on voit se développer l’ascite, la tuméfaction de la rate, la circulation collatérale de l’abdomen. Quand la pyléphlébite est suppurative 2, elle est accompagnée d’accès de fièvre à forme intermittente, et à l’autopsie on trouve dans le foie des abcès multiples.
e. Cirrhose biliaire. — L’obstruction du canal cholédoque produit, avons-nous dit, l’augmentation du volume du foie ; mais cette hypertrophie est souvent remplacée par une atrophie, avec lésion cirrhotique du foie. Dans