Berthaut. Th. de Paris
2. Habran. De la bile et de l'hématoldme dans les kystes du rote,
Paris, 1800.
un épanchement de la plèvre. Il faut reconnaître toutes ces causes possibles d’erreur, afin de les évitei .
Le gros foie de la leucocythémie et de l’impaludisme est caractérisé par une tuméfaction générale et uniforme de l’organe qui ne ressemble pas à la saillie plus ou moins limitée du kyste; de plus, les conditions étiologiques et les symptômes concomitants suffiraient pour lever tous les doutes. La cirrhose hypertrophique, avec son foie uniformément hypertrophié et son ictère chronique, ne peut pas être prise pour un kyste hydatique, mais 1 erreur contraire a été commise, car certains kystes du toie, accompagnés d’ictère, ont la plus grande analogie avec la cirrhose hypertrophique; il y a néanmoins cette différence que dans la cirrhose hypertrophique la rate est également hypertrophiée et l’ictère est contemporain du début de la maladie. Le cancer secondaire du foie se distingue par son évolution rapide, et par les bosselures indurées que présente la tumeur. Le cancer primitif, massif, évolue sans bosselures, mais il offre au toucher une dureté ligneuse, et le mauvais état général du malade n’est pas comparable à l’aspect excellent de l’individu qui a un kyste hydatique. Les kystes du rein font parfois une telle saillie vers l’hypochondre, qu’ils peuvent simuler le kyste du foie. Dans quelques cas très rares, le kyste hydatique ouvert dans le péritoine a été pris pour une ascite1.
Le diagnostic entre un épanchement pleural et un kyste de la face convexe du foie est souvent fort difficile, et plusieurs fois on a ponctionné un kyste hépatique alors qu’on croyait pénétrer dans la cavité pleurale. La percussion, l’auscultation, la forme et la limite de la matité ne donnent que des renseignements insuffisants. Il faut s enquérir de la marche et de l’évolution de la maladie, il faut surtout édudier avec attention la déformation du thorax. En effet, les kystes du foie ne simulent pas d’habitude les grands épanchements de la plèvre, ceux de