‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 463 sur 492 · Finsen. Arch. gén. de méd · texte numérisé non relu

Finsen. Arch. gén. de méd

les symplômes généraux, la fièvre, les nausées, les vomissements, prennent une vive intensité et durent deux ou trois jours. Parfois l’urticaire affecte certaines localisations ; j’en ai vu un cas qui était limité au côté droit du corps.

Les symptômes que je viens d’énumérer ressemblent beaucoup aux symptômes qui accompagnent l'empoisonnement par les moules. Dans les deux cas, il s’agit d’une intoxication1 2. Le liquide de l’hydatique est toxique; on a trouvé dans ce liquide des substances qui appartiennent à la classe des ptomaïnes*, analogues à la mytilotoxine des moules vénéneuses. D’après Viron, le liquide hydatique contient une substance albuminoïde se rapprochant des toxalbumines3. Le liquide hydatique aseptique, filtré, injecté sous la peau avec une seringue de Pravaz, a pu déterminer de l’urticaire. La toxicité du liquide hydatique est donc nettement établie, elle explique les éruptions ortiées qui peuvent survenir pendant l’évolution du kyste et que j’ai signalées au nombre des signes révélateurs; elle explique également la cachexie hydatique précoce de certains malades chez lesquels les symptômes généraux sont plus accusés que les troubles locaux.

Je me résume : Dans un kyste hydatique non suppuré et uniloculaire, la ponction aspiratrice me parait être la méthode de choix. Cependant on a conseillé d’attaquer ces kystes hydatiques par les injections antiseptiques. Mesnard (de Bordeaux) a obtenu la guérison en lavant le kyste avec de la liqueur de Van Swieten. Baccelli a proposé un procédé qui me parait excellent, étant donné qu’on admette l’utilité d’une injection antiseptique. Après avoir vidé le kyste on injecte 20 à 50 grammes de liqueur de Van Swieten qu’on laisse dans la cavité. 11 est bon d’acidifier la solution de sublimé, afin de la rendre plus

1. Dcbove. Soc. des.liûpit., 9 mars 1888. — Achard. De l’intoxication hydatique. Arch. de mèd., 1888.

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