‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 465 sur 492 · Tumeur hydatique alvéolaire. Th. de Paris · texte numérisé non relu

Tumeur hydatique alvéolaire. Th. de Paris

coque épaisse et d’une cavité analogue à une caverne anfractueuse, contenant un liquide purulent et des débris caséeux qui représentent les parties du kyste arrivées à la période de régression.

La coque, ou enveloppe de la tumeur, est composée d’un stroma fibreux formant par ses mailles une foule de loges et d’alvéoles de dimensions variables. Dans ces alvéoles sont contenus de petits corps gélatineux et colloïdes qui ne sont autre chose que des hydatides. Les vésicules d’hydatide multiloculaire ont la même structure que l’hydatide uniloculaire décrite au chapitre précédent; beaucoup sont stériles, certaines contiennent des échinocoques. Ces vésicules, en quantité considérable, ont des dimensions extrêmement variables; les unes ne sont même pas visibles à l’œil nu, d’autres acquièrent le volume d’une lentille, d’une noisette; quand les hydatides sont confluentes, les alvéoles communiquent entre eux, et la tumeur prend l'aspect de certains cancers. L’hydatide bourgeonne à l’intérieur des vaisseaux et finit par amener leur oblitération : ainsi sont oblitérés les rameaux de la veine porte, les branches de l’artère hépatique (Ranvier), les canaux biliaires (Frerichs), les lymphatiques (Virchow).

Rien des hypothèses ont été faites pour expliquer la disposition spéciale de l’échinocoque multiloculaire : les uns supposent qu’il s’agit d’une prolifération exogène de l’hydatide mère, qui donnerait naissance aux hydatides \ filles et aux échinocoques par sa paroi externe au lieu de îles créer par sa paroi interne, d’autres admettent que ces hydatides ont pour origine un tænia différent du tænia echinococcus vulgaire.

Symptômes. — Le kyste hydatique alvéolaire se développe lentement, et ses débuts passent quelque temps inaperçus, mais un moment arrive où il se traduit par des symptômes qui ont ceci de particulier, qu’aucun de ces symptômes ne lui est spécial. Ainsi le foie présente à sa surface des nodosités et des bosselures comme le

cancer ; il est fréquemment accompagné d’ascite (7 fois sur 13, Frerichs), comme la cirrhose atrophique; plus souvent encore il est accompagné d’ictère chronique (15 fois sur 18, Carrière), comme la cirrhose atrophique; plus souvent encore il est accompagné d’ictère chronique (15 fois sur 18, Carrière), comme la cirrhose hypertrophique. Cette diversité des symptômes fait pressentir toute la difficulté du diagnostic.

Le kyste hydatique alvéolaire a une marche extrêmement lente ; les hémorrhagies et les oedèmes sont fréquents à une période avancée, et après une période qui varie de huit à onze ans la maladie se termine fatalement par la mort.

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