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Pathologie de la sécrétion biliaire. Th. de Taris

fois, ils se combinent et peuvent être classés de la façon suivante (Hayem) :

1° Ictère biliphéique avec pigments biliaires normaux dans l’urine et dans le sérum sanguin. A l’examen des urines, réaction de Gmelin. Matières fécales décolorées quand la rétention de la bile est suffisante. A cet ictère peut s’associer, ou pas, l’urobilinurie.

2° L’ancien ictère hémaphéique de Gubler. Dans l'urine présence d’urobiline et de pigments biliaires modifiés; absence de pigments vrais. Dans le sérum, pigments biliaires et trace d’urobiline. Matières fécales sans caractères. En réalité, il n’y a pas d’ictère urobilique, car l’urobiline a un pouvoir tinctorial extrêmement faible; il est donc plus vrai de dire qu’il y a des ictères avec urobiline et autres pigments modifiés.

3° Ictères assez légers, l’urine ne contient que de l’urobiline, le sérum contenant de l’urobiline et des pigments biliaires.

4° Ictères dans lesquels l’urine et le sérum ne contiennent que de l’urobiline.

Ces notions ont, d’après Hayem, une importance fort grande comme pronostic, car dans l’ictère biliphéique la cellule hépatique est saine, dans l’ictère hémaphéique elle est altérée.

Après celte discussion sur la pathogénie de l’ictère dit hémaphéique, étudions ses principaux caractères :

Dans l’ictère hémaphéique, les urines font sur le linge des taches de couleur saumon ; vues dans un verre, elles ont une coloration qui varie du jaune ambré au brun rouge, mais elles n’ont pas les reflets verdâtres des urines franchement ictériques, et traitées par l’acide nitrique elles prennent une nuance de vieil acajou, et jamais la teinte verte des urines qui contiennent du pigment biliaire. L’ictère hémaphéique n’entraîne pas, comme 1 ictère biliphéique, le ralentissement du pouls, des souffles cardiaques et des manifestations cutanées; ce n est en somme qu’un ictère fort incomplet.

maladies du foie.

Les distinctions que je viens d’établir des ictères se retrouvent souvent en clinique, mais y a de Tas dans les fièvres bilieuses, par exemple dans les fièvres palustres, dans certains états infectieux, dans certaines intoxications et affections du foie, -ou les causes ni mractères de l’ictère sont associes.,

D’une façon générale, le pronostic d’un ictère doit touiours être réservé, il ne faut jamais perdre de vue que p ictère grave débute parfois sous les apparences bemgnes d u simple ictère catarrhal. Tout ictère qui est accompagné de fièvre ou qui se déclare au milieu de symptômes advnainiques doit être tenu pour suspect L ictere chronique est toujours l’indice de lésions redoutables. Il n’y a pas de traitement de l’ictère, le traitement s adresse î J* lésions qu, l’ont créé; il faut surveiller les rems prescrire le régime lacté, les diurétiques legei s éliminer le poison.

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