il/an. d'htstol., t. H, p. 383. iota
* Mener et Kelsch. Arch. dephyswl., décembre 18/ M- J71-
l. Decaudin. Des reins dans Vtclire et dans lut. gtaie, Ui. ae
Paris, 1878.
S. Genouville. Th. de Paris, 1859.
l'ictère et par l’élimination de la bile, pour d’autres les lésions rénales et hépatiques seraient connexes et tributaires d’une même cause. Ces deux hypothèses sont acceptables.
Le sang offre les caractères du sang dissous, qu’on retrouve dans les pyrexies et dans les maladies infectieuses (Yulpian); il a peu de tendance à se coaguler, il est diflluent, noirâtre, poisseux, il est moins riche en globules rouges, il est chargé de leucine, de tyrosine, dexanthine, produits d'oxydation incomplète des matières albuminoïdes. D’après quelques auteurs, il contiendrait moins d’urée1. L’hémoglobine, altérée par des modifications survenues dans les matières extractives, absorberait moins d’oxygène qu’à l’état normal (Quinquaud). Les poumons, les plèvres, les capsules du foie, de la rate, du rein, peuvent être le siège d’hémorrhagies. La rate est habituellement tuméfiée et ramollie. Le cœur est mou, graisseux, l’endopéricardite n’est pas rare (Jaccoud)2 *.
Symptômes — Je ne m’occupe d’abord que de l’ictère grave, essentiel, primitif; je consacrerai plus loin quelques lignes aux ictères graves secondaires. Le début est habituellement insidieux. Certains malades sont pris d’un ictère qui paraît d’abord aussi bénin qu’un simple ictère catarrhal, et quelques jours après éclatent les symptômes de l’ictère grave. Parfois la maladie s’annonce par un frisson violent5 accompagné d’une vive courbature, d’une extrême prostration, de rachialgie4, de vomissements; mais ce début brusque et tumultueux, qui rappelle l’explosion de certaines pyrexies, est plus rare qu’un début aux allures tranquilles. Pendant quelques jours les malades se plaignent de courbature, de douleurs dans les membres, de prostration et d’anéantissement, sym-
1. Arnould et Coyne. Épidémie d'ici, grave. (Guz.méd. de Paris 1878).