Vulpian. Journal l’École de médecine
Les parties du canal cholédoque intéressées conservent leur dimension normale (6 millimètres de diamètre environ), elles ne sont pas imprégnées de bile, tandis que les voies biliaires qui siègent au-dessus de l’obstacle sont dilatées. Cet obstacle au cours de la bile provoque un ictère par rétention qui est le symptôme constant et saillant du catarrhe des voies biliaires.
Telle est, en résumé, la lésion dominante de l’ictère catarrhal; mais cette lésion, sous quelle influence se produit-elle? C’est ici que commencent les hypothèses. D'après une ancienne théorie, l’angiocholile cholédoque serait associée à un catarrhe gastro-intestinal et liée par conséquent à toutes les causes de ce catarrhe (excès de régime, refroidissement). Certains individus, en ellet, sont pris de troubles gastro-intestinaux et d ictère consécutif, à la suite d’orgies, d’alcoolisme aigu (et l’on sait l’influence de l’alcool sur le foie), d’ivresse, d’où 1 ancienne dénomination d’ictère a crapula. Cette théorie ne vise qu’un processus local-, elle est basée sur la propagation du catarrhe duodénal au canal cholédoque avec oblitération du canal.
A cette manière de voir, on oppose ou 1 on associe d’autres théories ; l’ictère catarrhal est considéré comme une maladie infectieuse, l’individu puisant en lui-même (Chauffard) ou au dehors (Kelsch) les germes de 1 infection. Que l’ictère catarrhal soit fréquemment une maladie générale, une variété de fièvre bilieuse avec localisation dominante sur les canaux biliaires, c’est en ellet ce qui ressort de l’examen attentif des observations. On voit, ainsi que le fait judicieusement observer M. Chauffard1, que la maladie débute par une phase præictérique, avec fièvre, courbature, anorexie, vomissements, épistaxis, insomnie, albuminurie, herpès labial, et parfois aussi diarrhée bilieuse, fétide, qui témoigne d’une hypersécrétion du foie. Cesl trois, quatre joui s après cette période d’invasion qu’apparaitl ictère, bientôt