‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 94 sur 492 · Raymond. Soc. méd. des Hûp · texte numérisé non relu

Raymond. Soc. méd. des Hûp

MALADIES DE L'ENCÉPHALE

groupe de muscles, soit enfin une des lésions trophiques tributaires habituelles des névrites périphériques.

Les autres viscères présentent des lésions variées qui ont été étudiées dans ces dernières années par M. Klippel *, mais aucune d’elles ne semble être en relation indiscutable avec les altérations anatomiques du cerveau et des méninges.

Symptômes. — Pour la facilité de la description, il est d’usage de diviser la paralysie générale en trois périodes, dont la durée est indéterminée; la première est prodromique, la seconde est la période d’état, et la troisième est la période terminale, paralytique et cachectique.

Dans la période prodromique-, il y a prédominance tantôt des troubles psychiques, tantôt des troubles moteurs. L 'amnésie est un des symptômes les plus fréquents.

« L’affaiblissement de la mémoire est, avec le délire, un des symptômes les plus caractéristiques de la paralysie générale » (Luys)1 2 3. « La mémoire, chez les paralytiques généraux, est la première des facultés, la seule quelquefois au début, qui soit atteinte » (Bail4).

Suivant le cas, le malade devient triste et mélancolique, ou bien irascible et violent au point de frapper sans raison les personnes qui l’entourent ; l’un est pris d’une activité dévorante, il marche des journées entières sans s’arrêter, et conçoit mille projets, le plus souvent irréalisables ; l’autre se livre à des dépenses exagérées et achète sans raison plusieurs douzaines de montres ou une quantité de vêtements. Chez certains sujets on constate une perversion des facultés morales : celui-ci refuse avec obstination de payer un objet qu’il vient d’acheter, ou vole sans motif; celui-là se livre à des actes de libertinage public, bien que ses aptitudes génitales soient amoin-

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