‹ Manuel de pathologie interne (volume 5)Chapitre 194 sur 293 · Diculafoy. Société clinique de Paris, 1S · texte numérisé non relu

Diculafoy. Société clinique de Paris, 1S

MALADIES DU MhDIASTIN.

vers le siège du mal, la difficulté n’est pas entièrement vaincue, car beaucoup de tumeurs inédiastines ont des symptômes communs, et il faut alors diagnostiquer la nature de la tumeur.

Mais, si elles ont des caractères communs, elles ont aussi quelques caractères particuliers qui aident au diagnostic. Ainsi, dans l’anévrysme de la crosse de l’aorte, il y a souvent un mouvement d’expansion, un double centre de battements, un bruit de souffle double ou unique. Les affections ganglionnaires du médiaslin (adénie, leucémie) sont généralement accompagnées d’hypertrophies ganglionnaires dans d’autres régions, au cou, à l’aisselle, à l’aine. Dans l’adénopathie tuberculeuse, il faut interroger avec soin l’état des poumons; les dégénérescences cancéreuses se poursuivent quelquefois jusqu’aux ganglions sus-claviculaires.

Le pronostic e st généralement grave; les tumeurs, par leurs progrès plus ou moins rapides, compromettent la respiration et la circulation, et le malade meurt soit lentement par asphyxie, soit brusquement par syncope ou par accès de suffocation. Le dénouement rapide est généralement amené par les altérations des nerfs pneumogastrique et récurrent.

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