L'A LA II I ES DU PÉRICARDE
dégénérescence du muscle cardiaque1; en pareil cas, le malade peut succomber à une véritable asxjstolie.
La marche de la péricardite est irrégulière : sa durée est incertaine, et le cycle de la fièvre n’a rien de déterminé. La résorption de l'épanchement est suivie de la disparition graduelle des symptômes que je viens d’énumérer, et le frottement (frottement de retour) apparaît de nouveau. Quand la péricardite a été légère, sans épanchement, ce qui est le cas habiluel dans la péricardite rhumatismale, la séreuse revient à son état normal et la guérison a lieu en un ou deux septénaires.
Diagnostic. Pronostic. — A part les cas exceptionnels où elle s’annonce par des manifestations bruyantes (douleurs, angoisse, syncope), la péricardite est une maladie qui doit être recherchée avec soin, sous peine de passer inaperçue, car elle se développe d’habitude sans avertissement. Il faut ausculter souvent les sujets qui ont l'une des maladies énumérées à l 'étiologie de la péricardite, ceux surtout qui sont atteints de rhumatisme articulaire, et l’on pourra alors surprendre le frottement péricardique à sa naissance
Le diagnostic doit être fait pour les deux formes : péricardite sèche et péricardite avec épanchement. Le frottement du péricarde sera distingué des souffles cardiaques au moyen des- signes indiqués plus haut. Le diagnostic avec le frottement de la pleurésie est fort simple, le malade pouvant, à volonté, suspendre les mouvements respiratoires, il supprime, du même coup, le frottement pleural.
Je rappelle en quelques mots les signes d’après lesquels on pourra diagnostiquer l’épanchement péricardique : La forme et le siège de la matité sont les éléments les plus précieux du diagnostic; puis viennent la disparition du choc cardiaque, l’éloignement, la disparition des bruits du cœur et le pouls paradoxal. N’oublions pas que