Jaccoud. Clinique medicale, 1887, p
MALADIES DES VAISSEAUX. 057
entre la sous-clavière gauche et le tronc brachio-céphalique.
Le retard du pouls tient surtout à l’extensibilité des parois de l’anévrysme; l’onde sanguine s’y atténue et s’y attarde. Mais si la poche de l’anévrysme est peu extensible, si elle est tapissée de caillots fibrineux épais, stratifiés, calcifiés, elle perd ses propriétés extensibles, alors les conditions changent. Les signes tirés des battements expansifs de la tumeur, du double battement, les bruits de claquement et de souffle, les caractères du pouls, tout cela dépend du degré d’extensibilité des parois de l’anévrysme1.
Dans quelques observations on a noté une suppression totale du pouls radial. La suppression du pouls peut tenir à l’oblitération de l’artère sous-clavière par les caillots fibrineux de la poche, ou à une plaque oblitérante athéromateuse développée à l’orifice des collatérales de l'aorte, auquel cas on ne sent même plus battre l’artère sous-clavière; la suppression du pouls radial peut encore tenir à une oblitération artérielle provenant d’une embolie détachée des caillots fibrineux de l’anévrysme, auquel cas l’oblitération artérielle et ses conséquences apparaissent brusquement; elle peut tenir enfin à un rétrécissement artériel survenant par endartérite oblitérante, auquel cas les symptômes de l’oblitération vasculaire sont plus lents à s’établir2.
La compression d’un tronc vasculaire (veine cave, tronc veineux brachio-céphalique) peut provoquer des œdèmes et une circulation veineuse collatérale, dont la genèse et la localisation ont été étudiées à l’article Tumeurs du médiaslin. Dans le cas où la circulation est interrompue dans la veine cave supérieure, la tête, les membres supérieurs et le tronc, c’est-à-dire toutes les régions qui correspondent à la répartition du système