Maladies des organes respiratoires
MALADIES DU LARYNX
chio-céphalique (Ziemssen), anévrysme de la crosse de l’aorte (observations nombreuses), cancer de l’oesophage (Braune), pleurésie chronique du sommet droit (Gerhardt), exsudats chroniques du péricarde (Baümllerj, tumeurs du médiastin (Guéneau de Mussy).
Dans la paralysie des muscles constricteurs, la glotte est sans cesse béante, aussi la respiration est facile, mais la voix esl abolie et l’elfort est incomplet ; symptômes qui sont moins accusés lorsque la paralysie est unilatérale. Vues au laryngoscope, les deux cordes vocales (ou l'une d’elles, suivant le cas) restent immobiles et ne se rapprochent pas au moment de l’émission du son.
Paralysie des crico-thyroïdiens. — Ces muscles, tenseurs des cordes vocales, phonateurs par excellence, sont innervés par le nerf laryngé externe. Leur paralysie n’entraine aucun trouble respiratoire, puisque les muscles dilatateurs sont intacts; l’effort est complet, puisque les muscles constricteurs sont sains ; la voix n’est pas complètement éteinte, grâce à l’intégrité des autres muscles phonateurs ; mais le son vocal est altéré, il y a disphonie, parce que la tension des cordes vocales est insuffisante, et, chose facile à distinguer au laryngoscope, leur vibration est incomplète pendant l’émission du son. Cette paralysie s’observe dans l’hystérie; elle survient après un grand effort vocal, elle est souvent consécutive à l’action du froid, comme la paralysie du nerf facial ou du radial.
Diagnostic. — Pronostic. — Traitement. — L’examen au laryngoscope simplifie singulièrement le diagnostic des paralysies du larynx, et la constatation de la paralysie peut mettre sur la voie de la cause qui l’a provoquée : en effet, les tumeurs du médiastin ne se révèlent souvent au début que par des troubles vocaux dus à la paralysie d’une corde vocale (compression du nerf récurrent). On ne sera pas exposé, grâce à l’examen direct, à prendre la paralysie des dilatateurs pour un spasme des constricteurs, bien que de part et d’autre les
MALADIES DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE
troubles respiratoires soient à peu près les mêmes ; et on ne confondra pas la paralysie des muscles phonateurs avec Y atrophie des cordes vocales ou avec Yankylose des articulations aryténoïdiennes, bien que les troubles vocaux aient une grande analogie. I'our les mêmes raisons, la phthisie laryngée, le cancer et les polypes du larynx seront écartés; quant à la paralysie descrico-thyroïdiens, qui présente tant d’analogie avec la laryngite catarrhale, le diagnostic a été fait avec la description de cette dernière maladie (page 19).
Le pronostic n’est grave que dans la paralysie des muscles dilatateurs de la glotte (crico-aryténoïdiens postérieurs), et les troubles respiratoires qui en sont la conséquence peuvent être assez violents pour nécessiter l'opération de la trachéotomie.
Le traitement varie suivant la cause des paralysies; quand elles sont primitives, l’électricité est le meilleur agent curatif, surtout quand il s’agit de muscles cricothyroïdiens (tenseurs des cordes vocales). Il n'est pas rai e que, dès la première séance, la voix reparaisse; on obtient ce résultat en appliquant les électrodes sur la région laryngée, ou même sur toute autre région du corps (Krishaber).