Guéneau de Mussy. Clinique méd., 1875, t. II, p. 20S
582 maladies de [/appareil urinaïre.
maines, le malade sortait entièrement guéri de l'hôpital de Clermont-Ferrand1. Le cas de Bienfait concerne une nourrice tombée du haut de huit marches sur le bord d'un seau. Deux jours après, la malade est prise de fièvre et de vomissements. L/hypochondre et le flanc droit sont tuméfiés et douloureux, les urines sont légèrement sanguinolentes. Pendant trois semaines, fièvre avec délire et diarrhée. Alors survient une énorme tuméfaction de la région lombaire avec œdème; la tumeur envahit le flanc et i'hypochondre, l'opération évacue une grande quantité de pus et la malade guérit de ce phlegmon périnéphrétique.
L'appendicite est assez souvent cause de phlegmon périnéphrétique, qu'il s'agisse d'infection par continuité ou d'infection à distance; le coli-bacille en est l'agent pathogène habituel. Lejars2, Mayet3, Jalaguier4, G. Marchant5, Mourhuar6, Vaugy7, Audouard8, Thacher9, Tuffier10, Delbet ont publié des observations de phlegmon périnéphrétique consécutif à l'appendicite, que je propose de nommer par abréviation, phlegmon périnéphrétique appendiculaire.
La pancréatite suppurée est signalée par plusieurs auteurs (Kœrte, Tuffier) comme origine du phlegmon périnéphrétique.
Phlegmon périnéphrétique primitif. — Pour donner une idée de l'évolution du phlegmon primitif, je vais cifer deux cas qui font partie de la leçon clinique que j'ai consacrée à l'étude de ce phlegmon périnéphrétique primitif u.
Le 20 janvier 1898, on me présenta à la visite du matin
1. Ce cas et le suivant sont consignés dans la clinique de Trousseau.