Vailin. Soc. méd. des hôp., 11 juillet
dents est parfois suivie de résorption du rebord alvéolaire, premier degré du mal perforant buccal1, que j'ai étudié à propos de la perforation syphilitique de la voûte palatine. Notons encore les ulcérations du nez (Giraudeau), du voile du palais, des piliers (Bonnier) et de la face (P. Marie).
Chez les tabétiques, on observe parfois une déformation du pied analogue au pied plat congénital; le bord interne du pied est épaissi, la face dorsale est saillante, surtout à la région tarso-métalarsienne,etla voûte plantaire est plate et affaissée2. Le pied est raccourci. Ces déformations, faciles à voir sur les empreintes du pied, tiennent aux lésions trophiques des os du tarse, qui sont usés, friables, atrophiés, désagrégés; « il y a plus d'ostéopathie que d'artropathie » (Chauffard). Tel est le pied labétique; il peut survenir dès le début de la maladie. Ce pied tabétique ne doit pas être confondu avec le pied bot labétique, qui tient à une atrophie musculaire de certains muscles de la jambe, la déformation du pied étant constituée par une extension exagérée, avec incurvation du bord interne et déviation de la pointe du pied vers Taxe médian du corps (Joffroy3).
On désigne sous le nom d'hypotonie un état des muscles qui les rend mous et relâchés à la palpation et qui permet aux articulations une mobilité anormale. On peut alors chez certains tabétiques hypotoniques provoquer une hyperexlension de la jambe sur la cuisse telle que ces deux segments forment un angle obtus ouvert en avant; on peut, le malade étant couché, écarter ses deux membres inférieurs, l'un de l'autre à tel point que leurs axes sont dans le prolongement l'un de l'autre; on peut aux mains provoquer l'hyperextension des phalanges sur le métacarpe et des phalanges les unes sur les autres.
Les atrophies musculaires apparaissent surtout à une période avancée. L'atrophie musculaire tabétique est habituel-