Gaz. hebd., 20 novembre
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lement symétrique; elle débute presque toujours par les muscles des extrémités, aux mains plus souvent qu'aux pieds. Aux membres inférieurs, l'atrophie réalise le pied équin avec flexion plantaire des orteils; aux membres supérieurs, elle réalise le type Aran-Duchenne, très rarement le type scapulo-huméral ou antibrachial. Ces conclusions et les suivantes sont tirées du mémoire de M. Dejerine1. L'atrophie musculaire tabétique évolue sans contractions fibrillaires ; la contraction idio-musculaire est diminuée ou abolie, la réaction de dégénérescence est peu commune.
On a également constaté l'atrophie des muscles de l'œil et de la paupière supérieure, et surtout l'atrophie des muscles de la langue sous forme d'hémiatrophie2. Les lésions de l'aorte, athérome, insuffisance aortique, sont assez fréquentes dans le cours du tabès ; on se demande si elles sont dues à un trouble trophique, ou si elles sont le fait de la syphilis, du rhumatisme, souvent associés au tabès.
Les troubles sècrétoires sont la diarrhée qui existe d'une façon continue, ou qui revient par crises, avec ou sans coliques, ou qui persiste des mois et des années3; la sialorrhée, les vomissements, qui surviennent en dehors des troubles gastriques4. Les sueurs sont tantôt supprimées, tantôt abondantes, localisées aux pieds, aux mains, à un côté du corps ou de la tête5.
Forme fruste. — Je n'ai décrit jusqu'ici que la forme la plus habituelle de l'ataxie locomotrice, celle qui débute par les douleurs fulgurantes des membres inférieurs, et qui arrive à l'incoordination motrice, au milieu d'un cortège de troubles spinaux, cép/ialiqaes, viscéraux, sècrétoires et trophiques. Mais, plus fréquemment qu'on ne le croit, la