P. Marie. Traité des maladies de la moelle
tabès et de la paralysie générale. D'après Gowers, elle est rare dans la forme dite alaxie paraplegia. La forme sénile semble relever de l'athérome et les scléroses combinées subaiguës sont liées aux anémies et aux intoxications.
Traitement. — Dans les scléroses combinées syphilitiques du tabès et de la paralysie générale, on agira comme dans le tabès et la paralysie générale par un traitement mercuriel intensif*
§ 4. SYRlNGOMYÉLiE
Le mot de sijringomyélie (tfOptyl, canal, piusXoç, moelle) signifie moelle creuse. Cette expression, employée pour la première fois par Ollivier d'Angers en 1827, était à peu près abandonnée1, lorsque des travaux récents dus à Mlle Baûmler, et surtout à ÎSchultze et à Kahler, la tirèrent de l'oubli. Ces auteurs firent plus : en môme temps qu'ils réhabilitèrent le mot, ils voulurent l'appliquer a une entité morbide ayant sa symptomatologie et son anatomie pathologique bien définies. Leurs recherches, accueillies d'abord °avec laveur (Debove2, Bruhl3), ne tardèrent pas à être l'objet de vives attaques ayant trait surtout à la nature des lésions (Charcot4, Joffroy et Achard5), et à l'interprétation pathogénique des accidents (Dejerine, Zambacco6).
Anatomie pathologique7. — Aussitôt retirée du canal vertébral, la moelle s'étale, s'aplatit comme un ruban ; sa consistance est diminuée, la coupe est diflluente, aussi faut-il procéder avec précaution pour ne pas rendre tout examen ultérieur impossible. Ces altérations siègent tantôt sur une
1. Ollivier d'Angers. Traité des maladies de la moelle, 1837.
2. Debove. Bull, de la Société médicale des hôpitaux, 1889. 22 février