‹ Manuel de pathologie interneChapitre 155 sur 404 · Roger. Soc. de biol · texte numérisé non relu

Roger. Soc. de biol

2. Sabourin. Du rhumat. scapul. atroph. Arch. de méd., août 1874.

3. Valtat. Des atroph. musc, consécutives aux mal. dcsartic. Paris, 1877,

phase douloureuse qui marque le début de la maladie en indique suffisamment la nature. Les déformations de la main, consécutives au rhumatisme- noueux ou à la rétraction de l'aponévrose palmaire1, ne simulent que très imparfaitement la main en griffe de l'atrophie musculaire.

Les paralysies du plexus brachial s'accompagnent d'une atrophie des muscles deltoïde, biceps, brachial antérieur et long supinateur, sus- et sous-épineux, grand et petit ronds, rhomboïde, s'il s'agit du type supérieur; et d'une atrophie des autres muscles du membre supérieur si l'on a affaire au type inférieur. Dans ce dernier cas la sensibilité est abolie au niveau de la main, de l'avant-bras et de la partie externe du bras, conservée au contraire au niveau de la face interne du bras et un peu de sa face postérieure, parties qui sont innervées par les branches des premiers nerfs intercostaux. L'existence- de troubles oculo-pupillaires (type inférieur), de troubles trophiques, de réaction de dégénérescence, sont autant de signes qui appartiennent aux lésions du plexus brachial et qu'on ne retrouve pas dans la maladie d'Aran-Duchenne.

Le type d'atrophie musculaire progressive, type Charcot- Marie*, débute par les muscles des pieds et des jambes ; l'atrophie se cantonne dans ces régions, pendant des années, avant d'envahir les membres supérieurs. Elle y atteint d'abord les muscles des éminences thénar et hypothénar et 1rs interosseux, amenant la formation de la griffe. Les muscles du tronc, des épaules, de la face restent indemnes, et ceux des bras et des cuisses sont relativement respectés. Les régions atrophiées sont le siège de contractions fibrillaires peu intenses. A une période avancée, on constate la réaction de dégénérescence. Parfois on observe des troubles de la sensibilité sous forme d'une anesthésie dissociée qui laisse indemne la sensibilité tactile. La maladie débute dans l'enfance, plus rarement dans l'adolescence; elle est fami-

1. Largillière. Rétraction de l'aponêvr. palmaire. Th. de Paris, 1878.

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