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Gombault. Arch. de physiol., 1875, p

4o8 MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX.

Le début est absolument insidieux : tel enfant est pris de fièvre forte ou légère, la fièvre durant quelques heures ou n,,e nues iours tel autre a des convulsions, tel autre enfin ïïeftroubïe gastro-intestinaui.et l'on croit souvent a une silendi position, sans que d'autres symptômes puissent

T;m„ mettre sur la voie du diagnostic Dans qu ques" s, on observe, comme ^P"™.™?^^ îpiim; an rachis au tronc, aux membres, de 1 nyperestnesie ï„ 1 VneîiVe' ; ■«■"»* se plaint, mai, comme ,1 ne rit na nrSser nettement le siège «lia nature de aes don-

«es Te médecin resle dans l'indécision el prononce vaine-

»™p é<ne. Elle affecte une topographie radicu aire». Pe médecin qui, la veille encore, considérait 1 enfant comme atS d'une simple indisposition, de s.mp es donfeuTAumaSmales, d'un simple refroidissement le médecin trouve le lendemain une famille affolée. «l'enteW.JJ A* nn Pst naralvsé- il ne peut plus se tenir debout, il peut dit-on, est paraiyse, n h t difficilement sur

à peine remuer les jambes, il se dresse u. ^n lit à cause de la paralysie des bras », et. en ettet, ia

SeTêt att nts ï taXe de l'enfant s'incline alors. en Lus sens et en différentes directions. Dans un cas que , ai

, Labo.de. Th. de Paris, 1864. - Roger et Damaschino. Qa*. de méd., 187fi __ Laurent. Tu. de Taris, 1887.

8 Camuz et Sézary. Rev. de neurologte, 11 avril 1907

observé avec Joffroy, ces symptômes furent même accom pagnes pendant quelques jours de troubles de la respiration, avec accès de suffocation, dyspnée continue et paroxystique qui nous donna les plus vives inquiétudes. Évidemment, les noyaux bulbaires étaient en cause. Parfois, l'affection, s'étendant aux noyaux bulbo-protubérantiels, détermine et laisse après elle une double paralysie des muscles moteurs oculaires externes1.

Les réflexes tendineux sont diminués, les sphincters sont intacts. L'exploration électrique pratiquée dès le début fait connaître les résultats suivants : augmentation de l'excitabilité galvanique et signes de réaction de dégénérescence dans les muscles qui doivent rester paralysés; disparition rapide de l'excitabilité galvanique dans ces mêmes muscles La persistance de la contractilité faradique après une quinzaine de jours de maladie est un bon signe pronostique.

A la période de paralysie fait suite une sorte de rémission lente. Deux à six mois après le début de la maladie, la paralysie abandonne successivement un certain nombre de muscles, et se localise définitivement, et de préférence, à l'extenseur des orteils, aux péroniers latéraux et au jambier antérieur. On l'observe également sur le triceps crural, sur le grand dentelé, le sous-épineux, le rhomboïde, etc. Quand la paralysie se fixe aux membres supérieurs, ce qui est beaucoup plus rare, c'est surtout le deltoïde qui est atteint.

Alors commence la période d'atrophie. — L'atrophie, qui peut apparaître dès le premier mois, s'empare des muscles choisis par la paralysie et les anéantit. Les troubles trophiques frappent aussi le système osseux; certains os, fémur ou tibia, sont arrêtés dans leur développement et restent plus grêles et plus courts que ceux du côté sain, ce qui devient une cause de claudication. Entre l'altération des os et l'altération des muscles, il n'y a aucun rapport; l'os peut être altéré dans le segment d'un membre, sans que le sys-

t. Sauvineau. Paralysies oculaires chez les enfants du premier âge Recueil d'ophthalmologie, 1893, p. 528.

tême musculaire soit lésé, et réciproquement, comme si les os et les muscles avaient des centres trophiques différents. Dans le membre paralysé et atrophié, on a signalé un refroidissement notable (Charcot) et une diminution du calibre des vaisseaux. Ces atrophies partielles sont suivies de la déformation des membres. La prédominance des muscles antagonistes restés sains détermine des attitudes vicieuses, telles que le pied bot, surtout le varus équin, qui force le malade à marcher sur le bord externe du pied. Quand la lésion atrophique a été plus étendue, les jambes sont grêles et déformées, les malheureux ont recours pour marcher à différents artifices et se trainent sur les ischions (cul-de-jatte). Aux membres supérieurs on a observé la main bote et au tronc la scoliose. L'arrêt du développement des os d'un côté détermine la claudication. Le pronostic de cette maladie n'est pas redoutable, en ce sens que la vie du malade n'est pas directement compromise, mais des infirmités incurables en* sont la conséquence.

Diagnostic1. — Le" très jeune âge des enfants explique les difficultés du diagnostic, au début de l'affection 2. Plusieurs maladies peuvent en effet simuler la paralysie spinale infantile. Il y a une hémiplégie cérébrale infantile avec paralysie et atrophie des deux membres du môme côté, mais la paralysie, qui est flasque au cas de paralysie spinale, est accompagnée de contracture au cas de paralysie cérébrale. 11 y a une pseudo-paralysie infantile d'origine syphilitique qui peut atteindre, comme la paralysie spinale, un ou plusieurs membres, mais cette pseudo-paralysie syphilitique est due à la disjonction de la diaphyse et de l'épiphyse des os (Parrot Troisier); on la reconnaît aux vives douleurs qu'on provoque par les mouvements et à la tuméfaction des jointures accompagnée ou non de crépitation. Quant aux paralysies radiculaires obstétricales, qui sont dues à l'application du forceps, elles affectent une localisation spéciale (Duchenne). elles respectent une partie des muscles de F avant-bras, et

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