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Renan et MonieivVmard. Soc. des hop., juillet

(Tannées, en Espagne1, une sorte de paraplégie épidémiqae qu'on pourrait comparer jusqu'à un certain point à la méningite cérébro-spinale épidémiqae. Celte maladie, aiguë ou chronique, est caractérisée par une paraplégie incomplète, très douloureuse, avec incontinence d'urine et conservation de la contractilité électro-musculaire. Quelques cas analogues ont été signalés en France2.

§ 15 MYÉLITES DIFFUSES CHRONIQUES

Anatomie pathologique. — L'histoire des myélites diffuses chroniques se confond en partie avec l'histoire des myélites diffuses aiguës 3.

L'anatomie pathologique de la lésion se résume en deux mots : sclérose ou ramollissement. Le ramollissement n'est, le plus souvent, que la phase ultime d'une myélite aiguë, et la sclérose réalise l'altération la plus commune de la myélite chronique. Sous l'influence de la prolifération de la névroglie, le travail de sclérose poursuit son évolution; le réticulum conjonctif et la paroi des vaisseaux s'épaississent, les tubes nerveux diminuent de volume, la myéline se segmente et se désagrège, les cellules nerveuses perdent leurs prolongements et s'atrophient. La moelle, sclérosée, s'indure, prend une teinte grisâtre, et se colore facilement par le carmin.

Cette sclérose (induration du tissu conjonctif et atrophie consécutive des éléments nerveux) n'est pas toujours irrégulièrement diffuse ; elle occupe parfois un segment bien limité de la moelle, une rondelle qu'elle frappe dans sa totalité (myélite transverse), elle peut n'occuper qu'une moitié de la moelle (myélite hémilatérale, Brown-Séquard), elle prend la forme d'un anneau avec participation des méninges et

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