Arch. dephyswl, mars
2. Déchery. Quelques formes d'atrophie et de paralysie glosso-laryn gee d origine bulbaire. Th. de Paris, 1870. '
dans plusieurs observations de paralysie pseudo-bulbaire, les lésions corticales ou sous-corticales siégeaient dans la région cérébrale dont je viens de fixer les limites. Une lésion bilatérale de la masse opto-striée, une lésion corticale de l'hémisphère droit avec une lésion opto-striée de l'hémisphère gauche ou inversement, donnent aussi le même syndrome (Halipré1).
Mais l'interprétation des paralysies pseudo-bulbaires est plus difficile quand la lésion cérébrale qui a produit la paralysie siège sur le segment externe du noyau lenticulaire2. Parfois même il n'y a pas symétrie des lésions : dans tel cas, par exemple, il y a un foyer de ramollissement dans la lète du noyau côté droit et un autre foyer dans la substance blanche du lobe moyen de l'hémisphère gauchi 3. Ces faits, difficiles à interpréter, ont été très judicieusement expliqués par Halipré et Brissaud4. Quoi qu'il en soit, la paralysie glosso-îabio-laryngée d'origine cérébrale se distingue de la forme bulbaire par l'absence d'atrophie des muscles paralysés, et par la conservation des mouvements réflexes5, ce qui soustrait le malade aux troubles de la respiration et de la circulation, danger toujours imminent des paralysies bulbaires véritables.
La paralysie bulbaire asthénique (syndrome d'Erb) offre une grande ressemblance avec la paralysie glosso-labio-laryngée de Duchenne ; mais les traits distinctifs ne manquent pas. La constance du ptosis, de la parésie des muscles masticateurs et des muscles de la nuque, l'alternance des périodes de rémission et d'aggravation, la réaction électrique myasthénique (Jolly) forment les principaux caractères du syndrome d'Erb et donnent les éléments du diagnostic.
Anatomie pathologique. — On avait supposé d'abord
1. Halipré. Paralysie pseudo-bulbaire d'origine cérébrale. Th. de Paris, 1894. — Comte. Paralysies pseudo-bulbaires. Th. de Paris, 1900.
2. Laresche. Paralysie glosso-labiée d'origine cérébrale. Th. de Paris, IS'JO. — Lépine. Arch. de méd. expénm., 1er mars 1891.
3. Boulay. Pseudo-paralysies bulbaires. Gaz. des hôpit., 25 juillet 1891. À. Brissaud. Leçons sur les maladies nerveuses, 1899, p. 330.