P. Marie. Semaine médicale, 25 juin
2. Ballet. Recherches anatom. et clin, sur le faiscecu sensitif. Th. do Paris, 1881.
moelle épinière, s'entre-croise au collet du bulbe, traverse la pyramide antérieure, la protubérance, le faisceau postérieur du pédoncule cérébral, et arrive à la capsule interne. 11 occupe le tiers postérieur du segment postérieur de la capsule interne, et il se rend de là à l'écorce grise des circonvolutions cérébrales.
Vaisseaux, — Le territoire cérébral que je viens de décrire, et qui est si souvent le siège d'héinorrhagies, est desservi par des vaisseaux qui viennent presque exclusivement de l'artère cérébrale moyenne ou artère de Sylvius, et dont la description exacte date des travaux de M. Duret1.
L'artère cérébrale moyenne, ou artère sylvienne, engagée
Distribution de l'artère sylvienne.
1. Altère sylvienne. — 2. Artère orbitaire. — 3. Artère frontale inférieure. — 4. Artère frontale ascendante. —5. Artère pariétale ascendante. — 6. Artère pariétale inférieure. — 7. Artère du pli courbe. — 8, 9, 10. Artères temporales. — 11. Près de l'origine de la sylvienne se voient les artères perforantes.
dans la scissure de Sylvius, donne des branches qui divergent entre les circonvolutions de l'insula. Ces branches
1. La circulation de l'encéphale a été étudiée en France par M. Duret. Arch. de méd., 1875, et en Allemagne par M. Heubner dont les travaujr «ont postérieurs à ceux de M. Duret.
sont de deux ordres : les unes, corticales, destinées aux parties périphériques du cerveau, seront étudiées dans le chapitre suivant à propos du ramollissement cérébral; les autres, centrales, naissent de la sylvienne avant les corticales, plongent dans les trous de l'espace perforé antérieur et prennent le nom d'artères striées. Ces artères striées sont internes et externes; les striées internes, moins importantes, donnent des rameaux aux deux premiers segments du noyau extra-ventriculaire et à la partie correspondante de la capsule interne; les artères striées externes, beaucoup plus importantes, s'étalent à la surface du noyau extraventriculaire, et se divisent en deux groupes : un groupe antérieur, ou artères lenticulo-striées , et un groupe postérieur, ou artères lenticulo-optiques. L'artère lenticulo-striée
Coupe transversale du cerveau. — Artères striées.
1. Carotide interne. — 2. Cérébrale antérieure. — 3. Artère sylvienne engagée dans la scissure de Sylvins. — A. Artères striées internes. — 5. Artères striées externes. — 6. Artère de l'hémorrhagie cérébrale ;ivec un anévrysme miliaire. — 7. Hémorrhagie cérébrale. — 8. Noyau caudé. — 9. Couche optique. — 10. Capsule interne. — 11. Avant-mur. — 12. Capsule externe. — 13. Lobule de l'insula. — 14. Noyau lenticulaire, ou noyau extra-ventriculaire du corps strié.
(groupe antérieur) plonge dans le troisième segment du noyau extra-ventriculaire, traverse la capsule interne et se termine dans le noyau intra-ventriculaire du corps strié;
elle est si souvent l'origine de l'hémorrhagie qu'on pourrait h , nommer Y artère de l'hémorrhagie cérébrale (Charcot • larere len(iculo-optlq„e (groupe postérieur) traverse h' parue la plus reculée de la capsule interne et se Se dam la couche opt.que; elle dessert la portion de la capsule interne dont la lésion produit l'hémianesthésie™ P
elle est la distribution des artères striées. On comprend ton e leur importance, puisque la région gangSSe centrale du cerveau est sous leur dépendant; ma l pas d une façon absolue, toutefois, car l'arlère cérébrale anté neure envo.e un rameau inconstant au noyau caudé du corps strié, et l'artère cérébrale postérieur donne une
ircnocucebe(oop;;?quueepostérieure in(eriie) à ia *-* ssx
Ces notions anatomiques, concernant les rapports et la circulation des noyaux gris, élanl posées, il serapî s faci e
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v-seau rampe à la face externe du^JZrtScZr7 de sorte que e foyer initial prend naissance non pas dans • I épaisseur môme de la substance grise mais ï <"><?,? p entre le noyau et la capSule «twïïSASJÏÏte ment indiqué Gendrin*. L'hémiplégie qui en résul e lit curable, car les lésions de la capsule ex e ne ne son na Plus que les lésions des noyaux' gris, suives de sel X Mais s, le foyer hémorrhagique est considérable, il «p0 °sSe en dehors la capsule externe avec les circonvolutTons , \t I msula ,1 refoule en dedans le noyau extra-ven r eu ahi du corps slrié, la capsule interne et les autres mas ses 2 urnes et 1 peut, par la compression qu'il exerce sur rT/rtS ? ' parties diminuer ou anéantir ?eur t^SZZ?"^"^ 2 Lhemorrhag,e se fait à l'intérieur des noyaux gris,
«• Iraile philosophique de méd. pratique. 1838, t I
B4p MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX.
dans ceux du corps strié (domaine de l'artère lenticulo-striée), 2 dan " couche optique (domaine de l'artère lenticule- ZtiZ- en pareil cas, le foyer, s'il est de petite dimension, r? te ocahsé au noyau gris, et ne provoque qu une hemi- Sl peu redoutable; mais, s'il est de forte dimension, . Suit par effraction les parties voisines, ou du moins .lies refoule en masse et détermine des phénomènes graves 3» L'hlorrhagie se fait dans le noyau intra-ventncula ne à L nemoi ag (domaine de l'artère lenticulo-
Sr^SSlSUe antérieure), cas redou SSncePsensque le foyer s'ouvre assez fréquemment dans
^rSmoJSe se fait à .a partie interne de la couche ontiaue Xmame de l'artère optique postérieure Interne, bïancïe de a cérébrale postérieure), hémorrhagie tort grave, nel.e est souvent suivie d'inondation ventricula,^
duiseTp s s? lésion cérébrale est limitée à la substance Sues corps striés et des couches optiques ou a la substance grise des circonvolutions motrices ; mais, si la lésion aï teint le faisceau pyramidal en un point quelconque de son î ièt que ce soif à son origine dans les circonvolutions AotriceTou dans son trajet à travers le centre ovale la capsï interne, le pédoncule, la protubérance, peu importe apartie du faisceau qui est située au-dessous de la lésion peut devenir le siège d'une sclérose descendante P Le iraclus sclérosé peut être suivi a ,1 œil m et .m tmicu» crnn(,. :i nrésente la topographie exacte du faisceau pyrami dal ; sa constance est ferme et sa teinte est parfois grisâtre.
t. Bouchard. **.«««> «J i'^^^iSSTS^T midal direct et faisceau en croissant. Sem. medic, j«
Il occupe les deux tiers antérieurs du segment postérieur de la capsule interne, la partie médiane de l'étage inférieur du pédoncule cérébral, la pyramide antérieure du bulbe rachidien ; il s'entre-croise au niveau du collet du bulbe et descend dans la moelle épinière en diminuant progressivement de volume. Sur des coupes transversales de la moelle on voit qu'il occupe la partie la plus reculée du cordon latéral,
Au microscope, les tubes nerveux sont en partie atrophiés ou disparus, le tissu eonjonctif est abondant et fîbrillaire. La lésion cérébrale destructive détermine une altération comparable aux dégénérescences wallériennes ; le tube nerveux dégénère et la prolifération conjonctive se fait secondairement.
Dans quelques cas, la dégénération secondaire ne s'arrête pas aux fibres de la moelle, elle est transportée par ces fibres jusqu'aux cornes antérieures de la moelle avec lesquelles elles sont en connexion; la corne antérieure diminue de volume, surtout dans son groupe antérieur; les cellules nerveuses sont granuleuses, ratatinées, privées de noyaux et de prolongement. Des atrophies musculaires en sont la conséquence.
Étiologie. - Pathogénie. — Bien des gens frappés d'hémorrhagie cérébrale ont ce qu'on appelle la constitution apoplectique, le cou court, la face congestionnée. Comme dans la plupart des maladies, Yéliologic de l'hémorrhagie cérébrale est multiple ; mais à côté de causes secondaires ou rares, telles que les altérations du sang, purpura, ictère grave, leucocythémie1, etc., il existe une cause qui domine la pathogénie dd l'hémorrhagie cérébrale : je veux parler de l'altération des vaisseaux. L'artère malade se rompt, voilà le fait initial, et l'hémorrhagie n'est que le fait consécutif : mais quelle est cette altération du vaisseau? est-ce une dégénérescence graisseuse des parois, une endartérite avec athérome, ou une périartérite ?
Certains auteurs (Paget) avaient supposé que l'hémorrhagie est consécutive à la dégénérescence graisseuse des