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Straus. Des contractures. Th. d'agrégat., Paris

4. Durand-Fardel, sur 26 cas d'hémorrhagie cérébrale avec inondation des ventricules ou des méninges, a noté dans 23 cas des contractures et des convulsions, et 5 fois seulement les membres paralysés étaient flasques, sans contracture. Arch. de méd.. 1843, p. 500.

Charcot, sur 14 cas d'hémorrhagie cérébrale avec inondation ventriculaire ou méningée, a trouvé 11 fois la contracture, et 2 fois des convulsions épileptiformes (Brouardel, article du Dictionn. des sciences méd.t t. XIV).

Voir Gossy. Étude expér. et clin, sur les ventr. latér., Paris, 1879. '

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mouvements réflexes sont abolis, la miction et la défécation sont troublées (incontinence ou rétention) ; la respiration est bruyante, entrecoupée, ralentie, puis accélérée; la température s'abaisse dans la période initiale1, et monte plus tard jusqu'à 42 degrés. Le malade frappé d'apoplexie peut guérir, mais l'accélération graduelle de la respiration et du pouls, l'élévation constante de la température, l'apparition des convulsions généralisées, sont des signes funestes.

La ponction lombaire donne issue à un liquide de coloration variable, limpide ou jaunâtre, ou franchement hémorrhagique (Sicard). II est probable que la teinte rouge n'existe que dans les cas où il y a diffusion du sang par inondation ventriculaire, ou bien hémorrhagie piemérienne spinale postérieure consécutive à l'hémorrhagie cérébrale (Crouzon).

La pathogénie de l'apoplexie dans l'hémorrhagie cérébrale est diversement interprétée. L'irruption sanguine à l'intérieur des ventricules ou à la surface du cerveau réalise les conditions les plus favorables à la.production de l'apoplexie, souvent accompagnée, en pareil cas, de convulsions et de contracture : mais comment expliquer l'apoplexie produite par une hémorrhagie limitée aux corps opto-slriés? On a successivement invoqué la congestion de l'encéphale, la pression produite par le foyer et l'anémie cérébrale (Niemayer). A ces hypothèses je préfère l'interprétation plus rationnelle de Yictus réflexe (Jaccoud) 2.

L'hémiplégie. — L'hémiplégie est la paralysie d'un côté du corps, elle est croisée par rapport à la lésion cérébrale : hémorrhagie gauche, hémiplégie droite, et réciproquement. L'hémiplégie est totale ou partielle : totale, elle frappe la jambe, le bras et un côté de la face ; partielle, elle respecte l'une ou l'autre de ces parties. Parfois l'hémiplégie fait suite à l'attaque d'apoplexie; plus souvent elle apparaît

1. Hutin. Th. de Paris. De la température dans l'hémorrhagie cérébrale

ët% \Zll^TrZtê depalhol. mt, 1 1, p. 180, 5° édit., Paris 1887. Cette question do la pathogénie de l'apoplexie est longuement discutée par M. Jacvoud.

d'emblée, sans apoplexie , sans la moindre perte de connaissance. Tel malade se réveille hémiplégie, ayant été frappé d'hémorrhagie cérébrale pendant son sommeil; tel autre assiste à son hémiplégie; il éprouve quelques fourmillements dans la main, il traîne la jambe, sa bouche se dévie, il bredouille, et l'hémiplégie met un quart d'heure, une demiheure, quelques heures même, à se compléter, sans aucune défaillance intellectuelle.

A la face, la paralysie n'atteint pas ou atteint peu l'orbiculaire des paupières, contrairement aux paralysies périphériques du nerf facial. L'hémiplégie faciale se trahit par une déviation de la bouche, les muscles sains attirent les muscles paralysés, et la commissure des lèvres est portée en haut et en dehors du côté sain. Quand la langue est déviée, sa pointe est dirigée vers le côté de la face paralvsé (action du muscle génio-glosse).

Aux membres, l'hémiplégie est plus accentuée au bras qu'à la jambe. On observe toutes les nuances, depuis la perte absolue du mouvement jusqu'à la simple parésie La température est généralement plus élevée du côté paralysé la contractiiité musculaire est conservée.

Certains muscles échappent à la paralysie, ce sont les muscles symétriques, dont les mouvements sont associés aux muscles du côté opposé; ceux du thorax, de l'abdomen les muscles moteurs des yeux.

Dans quelques cas, la paralysie est croisée, l'hémiplégie est alterne (Gubler), les membres étant, je suppose, paralyses a gauche, et la face à droite. Ces paralysies résultant d une lésion de la protubérance ou du bulbe ont été étudiées à l'un des chapitres précédents.

La durée de l'hémiplégie est variable; après quelques jours ou quelques semaines, le mouvement reparaît dans la jambe, puis dans le b*as. On voit des gens qui ont deux et trois attaques, et qui guérissent; certains restent hémiplégiques et leurs membres paralysés sont flasques; cette hémiplegie flasque est extrêmement rare; d'autres enfin et ils sont nombreux, ont une contracture progressive, perma-

nente, focalisée aux membres paralysés, contracture que j'étudierai plus loin avec les symptômes secondaires.

De Vhémianesthésie. — L'hémianesthésie esl la perte de la sensibilité dans une moitié du corps; quand elle est générale, elle intéresse la peau, les muqueuses et les organes des sens (sensitivo-sensorielle). Elle est rare dans l'hémorrhagie et plus fréquente dans le ramollissement; elle apparaît lorsque la capsule interne est altérée dans le tiers postérieur de son segment postérieur, c'est-à-dire dans la région que traverse le faisceau sensitif.

Ce faisceau serait le conducteur général sensitif, et sa lésion dans son trajet cérébral provoquerait l'hémianesthésie complète, l'hémianesthésie sensitivo-sensorielle* , tandis que sa lésion au niveau du mésocéphale provoquerait une hémianesthésie incomplète (la vue et l'odorat restant indemnes). Il y a des cas cependant où une lésion du noyau lenticulaire peut n'atteindre qu'une partie des fibres sensitives du faisceau, au niveau de la capsule interne; dans ce cas la sensibilité générale est seule abolie, et la sensibilité sensorielle est respectée, parce que les fibres des sensibilités spéciales occupent la partie la plus interne du faisceau sensitif (Ballet2). Le territoire qui forme le carrefour sensitif est desservi par l'artère lenticulo optique, de sorte qu'une hémorrhagie, une embolie, un ramollissement de ce territoire et même une tumeur5 provoquent Vhémianesthésie. Toutefois, pareille localisation ne paraît pas absolue4.

Troubles vasculaires et trophiques. — Des troubles vasculaires et trophiques appartiennent à la période initiale de

1. Comme symptômes, l'hémianesthésie de cause cérébrale est identique à l'hémianesthésie qu'on observe dans l'hystérie, dans l'hémiplégie saturnine (Vulpian), dans la fièvre typhoïde (Calmcttes), elc.

2. Ballet. Recherches anatomiques et cliniques sur le faisceau sensitif. Th. de Paris, 1882.

3. Lannois. Tubercule occupant la partie supérieure de la capsule interne, hémianesthésie sensitivo-scnsorielie. Revue de méd., décembre 1882. — Veyssière. De Vhémianesthésie <U rai -v (rrrbrale. Th. de Paris,

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