Du rétrécissement mitral. Arch. génér. de méd
fournit à cette portion de la capsule interne dont la lésion provoque l'hémianesthésie.
Les branches corticales de l'artère sylvienne, qui naissent du tronc de cette artère après les branches centrales, sont les suivantes : l'artère de la troisième circonvolution frontale, qui est en rapport avec le territoire dont la lésion produit l'aphasie; les artères des centres moteurs, c'est-à-dire l'artère de la circonvolution frontale ascendante, qui envoie une branche à la deuxième circonvolulion frontale, et l'artère de la circonvolution pariétale ascendante; puis viennent l'artère pariéto-sphénoïdale et l'artère sphénoïdale.
Ainsi, une embolie qui oblitère la sylvienne, avant la naissance des artères perforantes, détermine un ramollissement qui s'étend à la fois au territoire des perforantes (parties centrales du cerveau) et aux terril oires corticaux que je viens d'énumérer; une pareille embolie est donc suivie d'hémiplé-
Distribution de l 'artère sylvienne.
1. Artère sylvienne. — 2. Artère orbitaire. — 5. Artère frontale inférieure. — Artère frontale ascendante. — 5. Artère pariétale ascendante. — 6. Artère pariétale inférieure. — 7. Artère du pli courbe. — 8", 9, 10. Artères temporales. — 11. Près de l'origine de la sylvienne se voient les artères perforantes.
gie, d'hémianesthésie et d'aphasie. Si l'embolie s'arrête dans l'artère sylvienne, après l'origine des artères perforantes, on constate l'hémiplégie et l'aphasie sans hémianesthésio,
puisque celle des branches perforantes qui se rend au territoire dont la lésion provoque l'hémianesthésie est respectée. Plusieurs fois, le ramollissement isolé de la troisième circonvolution gauche a provoqué l'aphasie sans paralysie, de sorte que l'aphasie et la paralysie du bras, de la jambe et de la face peuvent êlre, suivant le cas, isolées ou réunies. La localisation du ramollissement dépend donc du siège de l'embolie, qui abolit la circulation dans un territoire délimité, ainsi qu'on le verra à l'article : Localisations cérébrales.
B. Ramollissement par thrombose, — L'athérome des artères du cerveau participe à l'étiologie et au processus de l'athérome en général; la vieillesse, l'alcoolisme, la goutte, le diabète, les maladies infectieuses sont les causes les plus puissantes des artérites oblitérantes et de l'athérome. L'artérite chronique et l'athérome diminuent le calibre du vaisseau; au contact des bourgeons de l'endartérite et au contact des plaques athéromateuses, la fibrine se dépose, le caillot oblitérant se forme, et, quand la thrombose est complète, la partie du territoire cérébral qui est desservie par le vaisseau oblitéré tombe en nécrobiose, à moins que la circulation collatérale n'intervienne.
Artérite syphilitique. — Parmi les lésions vasculaires capables de provoquer le ramollissement cérébral, il en est une dont l'importance est de premier ordre, c'est Yartérite sypnilitique, qui a une véritable prédilection pour les artères cérébrales. Cette artérite syphilitique, avec toutes ses conséquences,, sera étudiée à l'un des chapitres suivants avec la syphilis cérébrale.
Symptômes. — Suivant le cas, le début du ramollissement cérébral est brusque ou graduel. Étudions successivement ces deux modalités :