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I. Mémoire sur l'hydrocéphalie^ Genève

7iO MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX.

aux questions qu'on lui adresse; l'anesthésie remplace l'hyperesthésie, et les cris hydrencéphaliques sont plus rares. La température, quoique moins élevée que précédemment, reste néanmoins au-dessus de la normale, le pouls est irrégulier et tombe à 60 pulsations par minute; c'est une fièvre dissociée (Jaccoud1). Le ventre est rétracté, creusé en bateau, la face rougit et pâlit tour à tour, la tacite cérébrale est fort accusée (Trousseau2). La respiration est irrégulière : ainsi le malade, après quelques inspirations amples et précipitées, s'arrête tout à coup quelques instants, comme s'il oubliait de respirer. À cette période apparaissent des convulsions généralisées ou limitées à une jambe, à un bras, à la face; des contractures passagères, qui s'emparent des mains, des muscles du cou et des mâchoires (trismus), des muscles de l'œil (strabisme).

Cette période de dépression, souvent entremêlée de phénomènes passagers d'excitation, dure quelques jours et fait place à la période paralytique. Les paralysies qui surviennent dans le cours de la méningite tuberculeuse ont des caraclères spéciaux : elles font suite habituellement à un accès convulsif, elles affectent souvent la forme hémiplégique, elles frappent un bras, puis une jambe, elles sont successives plutôt que simultanées, rarement elles atteignent la face (Rendu3).

A la dernière période, la fièvre reparaît, le pouls atteint 130 à 150 pulsations par minute, le ventre se ballonne, la respiration s'embarrasse, et le petit malade, privé de connaissance, meurt dans le coma, parfois au milieu d'accidents convuisifs ou est emporté par les progrès croissants de l'asphyxie.

Les troubles oculaires qui peuvent survenir dans le cours de la méningite tuberculeuse sont de divers ordres. Au

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