‹ Manuel de pathologie interneChapitre 270 sur 404 · Jaccoud. Clin, méd., 1885 et · texte numérisé non relu

Jaccoud. Clin, méd., 1885 et

S. Vivant. Méningite apoplecti forme de ï adulte. Tû. de i'ans, 1886.

sujet le procédé de Nattan-Larrier qui consiste à injecter un centime! re cube de liquide céphalo-rachidien dans la mamelle d'une femelle de cobaye en lactation ; peu de jours après le lait contient des bacilles de Koch.

Le pronostic est toujours grave, et la mort est la terminaison presque fatale de la méningite tuberculeuse. Il n'existerait qu'un fait indéniable de guérison, celui de Freyhan. Le traitement est fort limité; il consiste en application de glace sur la tête et sangsues derrière les oreilles. On a préconisé les frictions et les injections intra-veineuses de collargol. Le traitement palliatif a pour but de surveiller l'allaitement de l'enfant, et de prévenir autant que possible toute cause d'excitation cérébrale. En fait de traitement, il faut penser à la possibilité d'accidents méningitiques dus à la syphilis héréditaire ou acquise et appliquer aussitôt le traitement spécifique s'il y a lieu.

§ 15. MÉNINGITES NON TUBERCULEUSES

Pathogénie. — Il y a quelques années, la pathogénie des méningites non tuberculeuses était à peu près inconnue. Un individu succombait à une méningite, on en faisait l'autopsie, on constatait des lésions plus ou moins étendues, un exsudât plus ou moins purulent, on recherchait la tuberculose qu'on ne trouvait pas, et la méningite était classée dans le groupe des méningites dites primitives ouidiopathiques. L'étude des méningites non tuberculeuses eet une de celles qui ont été créées par la bactériologie. Nous savons maintenant que la plupart des microbes qui engendrent les pleurésies, les péritonites, les péricardites, etc., sont également susceptibles d'engendrer les méningites. Il y a des méningites à pneumocoques, à streptocoques, à staphylocoques; il y a des méningites dues au bacille d'Eberth, au bacillus septicus putridus (Roger), au coli-bacille ; il y a des méningites dues aux associations de ces différents agents.

Dans quelques circonstances la porte d'entrée de ces agents

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reste inconnue, on dit alors qu'il y a auto-infection. Dans le plus grand nombre de cas, ces agents pénètrent dans l'économie ou arrivent aux méninges à la faveur de causes traumatiques ou de maladies infectieuses. Le traumatisme, l'insolation, les lésions osseuses, les otites, les rhinites, les amygdalites, la grippe, la pneumonie, l'érysipèle, la pyohémie, la fièvre typhoïde, les fièvres éruptives, le rhumatisme, la syphilis, sont les causes les plus habituelles des méningites non tuberculeuses. Passons en revue les variétés les plus fréquentes et les mieux connues.

Méningite suite d'otites. — La méningite suppurée apparaît assez fréquemment dans le cours d'otites de l'oreilie moyenne, otites suppurées aiguës ou chroniques; elle peut résulter également de lésions de l'oreille interne et de lésions de l'oreille externe, polypes, furoncles, abcès (Duplay). Netter a constaté que les jeunes enfants ont l'oreille moyenne presque toujours altérée 4 ; les autopsies ont été pratiquées entre l'âge de 9 mois et de 2 ans, et, dans un grand nombre de cas, l'oreille moyenne était en état d'infection, tapissée du muco-pus avec streptocoques, staphylocoques, pneumocoques ; il est probable que la pénétration de ces agents se fait par la trompe d'Eustache. La propagation des lésions de l'oreille aux méninges est facile, que cette propagation se fasse par contiguïté ou par les vaisseaux. En effet, les veines de la caisse se jettent dans la veine méningée moyenne, et des anastomoses existent entre les veines de la caisse et le sinus pétreux supérieur (Troeltsch). Les maladies infectieuses qui sont accompagnées d'otite, la syphilis, la pneumonie, la rougeole, la scarlatine, la grippe, peuvent déterminer des méningites, précédées d'otite, ou des méningites sans otite préalable.

La diversité des agents pathogènes qui provoquent les méningites consécutives aux otites explique l'égale diversité des symptômes. Ces méningites peuvent être foudroyantes, rapides, aiguës, subaiguës ou chroniques yaccnud*). La

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