Séance du 13 mai
venait d'observer un jeune garçon de six ans chez lequel une méningite cérébro-spinale à rnéningocoque de Weichilbauin succéda immédiatement à un traumatisme. Pour expliquer la pathogénie de cette méningite cérébro-spinale, Frankel admet qu'à la suite du traumatisme, le rnéningocoque qui avait pour habitat les voies aériennes supérieures a émigré dans les cavités crâniennes1. Quelle que soit l'explication de ces faits et quelle que soit l'opinion adoptée au point de vue de la migration et de l'exaltation de virulence des microbes pathogènes, il n'en est pas moins vrai que, cliniquemenl, on peut observer la méningite cérébro-spinale à la suile d'un traumatisme.
Guibal a publié un cas de méningite cérébro-spinale à streptocoques et à staphylocoques consécutive à un m>>l de Pott flstuleux2. Il s'agit d'une fillette atteinte de gibbosité dorsale avec paraplégie spasmodique et paralysie des sphincters. Un jour, l'enfant est prise de forte fièvre, de vomissements, de céphalalgie et d'hyperesthésie généralisée à tout le corps. Le ventre est dur et rétracté. Les jours suivants, raideur de la nuque, paralysie de la moitié gauche de la face et du bras gauche, somnolence et coma terminé par la mort. A l'autopsie, on trouve une méningite purulente cérébro-spinale. Les recherches bactériologiques décèlent la présence du streptocoque et du staphylocoque. Il est probable,que l'infection s'est faite par un abcès fîstuleux qui existait au contact de la dure-mère médullaire.
Les méningites cérébro-spinales à pneumocoque, à streptocoque, à staphylocoque, ne sont pas seulement consécutives à des lésions préexistantes (pneumonie, otite, suppurations osseuses, etc.), elles peuvent être primitives, à l'égal des méningites à rnéningocoque. En voici des exem pies : Un enfant de onze ans entre dans le service de Josias, avec douleurs de tête, fièvre et constipation. Les jours suivants apparaissent de nouveaux symptômes : vomissements,