‹ Manuel de pathologie interneChapitre 281 sur 404 · Fournier. SyphiL du cerv.. p · texte numérisé non relu

Fournier. SyphiL du cerv.. p

t. Ljncereaux. Des héuiorrhag. méning. Arch. de méd.t 1862-1863.

la dure-mère et le prétendu feuillet de l'arachnoïde, mais dans l'épaisseur même des néo-membranes. Toutefois, cette théorie n'est pas absolue, elle ne s'adresse pas à tous les cas; le plus souvent, il est vrai, l'hémorrhagie est consécutive à la pachyméningite, de même qu'en d'autres régions il y a des hémorrhagies qui sont consécutives aux néo-membranes de la plèvre et de la tunique vaginale; mais ce mode de formation de l'hématome méningé ne doit pas être regardé comme exclusif. Dès 1857, Baillarger1 avait avancé que Thémorrhagie méningée est primitive, et que sa membrane d'enveloppe est secondaire; des expériences récentes (Vulpian, Laborde-) prouvent l'exactitude de ce fait et tendent à faire admettre qu'il existe des hémorrhagies sus-arachnoïdiennes primitives, qui ne s'enkystent que plus tard; seulement, leur enveloppe n'est pas formée de fibrine organisée, comme l'avait supposé Baillarger, elle est formée d'une membrane due à l'irritation du tissu voisin.

L'hématome de la pachyméningite n'est pas toujours enkysté, le sang peut déchirer les néo-membranes et inonder la cavité arachnoïdienne, mais le plus souvent l'hémorrhagie se collecte sous forme de kyste, le caillot se rétracte, une partie se résorbe, et ce qui reste prend l'aspect ocreux des anciens foyers hémorrhagiques du cerveau. Au niveau de l'hématome, la substance cérébrale est généralement déprimée et ramollie.

Description. — La pachyméningite, à son début, passe inaperçue, ou se traduit par quelques phénomènes d'excitation cérébrale, tels que céphalalgie, vertiges, rétrécissement des pupilles. A cette première période; qui chez l'adulte dure plusieurs mois, fait suite une phase de dépression provoquée ordinairement par la formation de l'hématome. Si l'hémorrhagie est légère, elle se fait sans symptômes bruyants ; si elle est brusque et abondante, elle détermine l'apoplexie, le coma, elle provoque une hémi-

1 Lî.ii'l.irgcr. Du siège d? quclq. hémo'rrh. méning. Th. de Paris, 1837. 2. l.uncai. Th. de Paris, 1873, n* 297.

plégie généralement incomplète, et quelquefois des contractures et des convulsions. Dans les cas graves, le pouls est lent et irrégulier, la pupille est rétrécie du côté delà lésion, les sphincters sont paralysés, et la mort est la terminaison habituelle.

Les phénomènes paralytiques peuvent exister seuls, sans avoir été précédés d'apoplexie; ils diffèrent sensiblement de l'hémiplégie due à Fhémorrhagie cérébrale, la paralysie faciale est rare, l'hémiplégie est habituellement incomplète ou dissociée. Le diagnostic de l'hématome avec certaines lésions cérébrales (ramollissement, tumeur) est quelquefois impossible à établir. Nous verrons à l'un des chapitres suivants quels sont les résultats fournis par la ponction lombaire ; c'est là une intéressante question.

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