‹ Manuel de pathologie interneChapitre 295 sur 404 · Marie. Semaine médicale, juillet · texte numérisé non relu

Marie. Semaine médicale, juillet

Habituellement, les épilepsies secondaires que nous venons d'énumérer diffèrent quelque peu de la véritable épilepsie : ainsi, le cri initial fait souvent défaut, la pâleur du visage est moins accusée, les convulsions ont moins volontiers une prédominance unilatérale, l'état comateux qui suit l'attaque est moins prolongé; mais d'autres fois le tableau clinique présente de telles analogies, qu'entre l'épilepsie secondaire et l'épilepsie vraie, la ressemblance est absolue (Trousseau).

La syphilis, acquise ou héréditaire, réclame la plus large part de l'épilepsie symptomatique; elle produit, suivant le cas, l'épilepsie partielle ou la véritable attaque d'épilepsie; les crises, d'abord éloignées, se rapprochent, et sont souvent accompagnées de troubles paralytiques. « Si un adulte audessus de trente ans vient à être pris pour la première fois d'une crise épileptique, et cela dans le cours d'une bonne santé apparente, il y a huit ou neuf chances sur dix pour que cette épilepsie soit d'origine syphilitique1 »; et la raison, c'est que l'épilepsie essentielle se déclare toujours dans l'enfance ou à l'adolescence. Il y a cependant une épilepsie syphilitique qui peut se déclarer dans l'enfance- ou dans l'adolescence, c'est l'épilepsie consécutive à une syphilis héréditaire. Cette question est étudiée au chapitre qui concerne la syphilis cérébrale.

L'épilepsie partielle, épilepsie jacksonienne, fera l'objet du chapitre suivant.

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