Méchin. Monopl. brach. hyst. Th. de Paris
4. Lober. Paralysies, contractures, affections douloureuses de causes psychiques. Th. d'agrég., 1886.
NEVROSES. 821
hystérique sont la conséquence d'un spasme glosso-labié hémilatéral, qui occupe tantôt le coté opposé à l'hémiplégie, tantôt le même côté. Dans cet hémispasme glosso-labié, la commissura des lèvres et la langue sont fortement déviées du côté convulsé; la joue est parfois agitée de saccades convulsives. )) Charcot est revenu plus tard sur cette affirmation, et l'hémiplégie faciale hystérique est actuellement prouvée, surtout dans les formes graves de l'hystérie1. Les paralysies concernant les organes sont étudiées plus loin.
Contractures. — Les contractures hystériques peuvent atteindre presque tous les muscles volontaires et involontaires; tantôt elles affectent les formes monoplégique, hémiplégique et paraplégique, elles peuvent même se généraliser aux quatre membres, aux muscles lombaires, aux muscles du cou, des mâchoires, de la langue, des globes oculaires, etc. ; tantôt elles frappent isolément un muscle ou un groupe musculaire. Ces contractures sont permanentes ; habituellement très douloureuses, elles durent des mois et des années jusqu'à dix ans2; elles apparaissent graduellement ou brusquement et disparaissent parfois avec la même brusquerie; elles succèdent aux paralysies ou s'établissent en dehors de tout état paralytique; elles ne cèdent pas au sommeil, mais elles cèdent, au moins temporairement, au chloroforme. L'intermittence de la contracture est exceptionnelle; elle existait à un haut degré chez une malade deRénon, atteinte d'hémispasme facial total ; les crises se reproduisaient 70 à 80 fois par jour sans compter la nuit3.
Ces caractères distinguent les contractures hystériques des contractures qui succèdent aux scléroses des cordons latéraux de la moelle; ces dernières s'établissent lentement, progressivement, et ne sont pas modifiées par le chloroforme. Néanmoins, il paraîtrait que la contracture liysté-
1. Gasnier. Étude sur la paralysie faciale hystérique . Th. de Paris, 1893