José Codma Castellvi. De la Uremia. Madrid
DIEULAFOY, PATHOL. T. UI. 7
Urémie cérébrale. — L'urémie cérébrale est convulsive» délirante ou comateuse.
L'urémie convulsive peut éclater brusquement, mais plùr habituellement, quelques prodromes la font pressentir : les urines diminuent de quantité, le malade se plaint de céphalalgie violente, d'épistaxis, de vertiges, d'étourdissement, de troubles visuels et auditifs, de cécité subite (amaurose urémique), de mouvements spasmodiques des membres, et à un moment donné éclate une attaque convulsive presque identique à l'attaque d'ëpilepsie. La perte subite de connaissance avec ou sans coma, les convulsions toniques, les convulsions cîoniques avec morsure de la langue et la période de collapsus, se succèdent comme dans l'épilepsie; il y a pourtant cette différence1, que dans l'attaque urémique le cri initial fait souvent défaut, la prédominance unilatérale est moins accusée et la température descend audessous de la normale. Toutefois cette règle n'est pas absolue, et dans bon nombre d'observations, les attaques convulsives de l'urémie ont déterminé une forte élévation de la température2. N'oublions pas cependant que celle élévation de température peut être due à des infections secondaires5. Le nombre des attaques urômiques est tantôt très limité, une ou deux en vingt-quatre heures, tantôt ii y a par jour quinze ou vingt attaques qui aboutissent au coma et à la mort.
L' urémie délirante se présente sous différents aspects. Habituellement le délire apparaît à titre d'épiphénomène aux périodes ultimes de la maladie ; mais, dans quelques cas, le délire prend une importance prépondérante4; il peut même revêtir les allures de la manie et simuler l'aliénation. C'est cette forme que j'ai décrite sous le nom