Mercklen. Loco citato, p
3. Giraudeau. Troubles de l'évolution des maladies infectieuses chez les albuminuriques. La Presse médicale, 18 février 1809.
4. Raymond. Arch. de méd. -mars 1882. — Bouvat. Urémie déirante. Th. de Lyon, 1883.
de foiïe brigJUiqne ». Voici le résumé de ces variétés d'urémie délirante : Parfois le délire urémique revêt les allures de la manie aiguë avec excitation, agitation, insomnie, loquacité, vociférations. Le malade se lève à tout instant, ne peut tenir en place, se débat quand on veut le tenir. L'excitation alterne parfois avec des phases de torpeur, d'engourdissement, de somnolence.
Dans quelques cas, il ya prédominance des hallucinations de l'ouïe et de la vue; le malade voit manœuvrer des escadrons sur un toit du voisinage, et il entend chanter des enfants qui portent des lumières éclatantes; il voit des personnages revêtus de riches costumes, il entend des coups de pistolet. Tantôt c'est la forme lypémaniaque qui domine; le malade a toutes les apparences d'un mélancolique : il a l'œil éteint, la figure impassible: il se renferme dans un mutisme absolu,, il paraît résigné à tout souffrir, il craint de mourir, ou bien il voudrait mourir et il nourrit des idées de suicide.
Tantôt les idées de persécution prennent le dessus; le malade refuse les aliments par crainte du poison; il croit qu'on veut attenter à ses jours, il entend des personnes qui veulent le tuer, il se croit coupable des pius grands crimes, et il en redoute le châtiment; les gens qui l'encourent sont ses bourreaux, il voit devant lui la guillotine et il est pris de terreur. Pius rarement, le délire urémique revêt la forme erotique et religieuse. Ces différentes variétés de délire peuvent exister isolément; plus souvent elles se suivent, elles alternent, elles se combinent.
La durée de la folie urémique est variable, les troubles délirants, dans les observations que j'ai publiées, ont duré dix-neuf jours, vingt-quatre jours, vingt-cinq jours, sept semaines, deux mois et demi, quatre mois, huit mois. Tantôt le délire urémique éclate brusquement et atteint dès le début toute son intensité, tantôt il s'annonce par quelques paroles et par des gestes incohérents et il n'arrive que gra-