Rendu et Bodin. Soc. méd. des hôpit., 27 mars
3. Baillet. Paralysies urémiques. Gaz. hebd.% 3 juillet 1898.
lésions des artères cérébrales, ni œdème cérébral (Chauffard1, Levé!2). Il est probable qu'en pareille circonstance les paralysies sont d'origine toxique, comparables aux paralysies toxiques du sulfure de carbone, du saturnisme, de l'hydrargyrisnïe, etc. Mais alors, comment expliquer qu'une intoxication urémique dill'use puisse provoquer des paralysies partielles, et des hémiplégies? On est réduit à des hypothèses.
Urémie dyspnéique. — En décrivant les symptômes de la maladie de Bright j'ai parié des troubles respiratoires qui peuvent être d'origine toxique ou œdémateuse. L'urémie dyspnéique a été longtemps mal connue, parce qu'on se figurait, bien à tort, que cette dyspnée urémique doit forcément revêtir le rhylhnie de Cheyne-Stokes. Or, ce rhythme ne représente qu'une des modalités des dyspnées urérniques. Depuis la simple oppression, jusqu'à la dyspnée continue la plus considérable, depuis la dyspnée d'eifort jusqu'aux grands accès qui surviennent tout-à-coup, le jour ou la nuit, à la façon de violents accès d'asthme (asthme urémique), tout se voit en fait de dyspnée urémique. La dyspnée urémique peut acquérir la plus vive intensité, sans qu'on trouve rien à l'auscultation, c'est la dyspnée toxique, sine mater ia. Dans d'autres cas, on constate, à l'auscultation, des signes de bronchite, d'œdème broncho-pulmonaire ou d'épanchement pleural qui accompagnent la dyspnée urémique et qui en modifient les caractères. V œdème suraigu du poumon, terrible complication urémique et œdémateuse, a été longuement étudié au chapitre des œdèmes du poumon, je n'y reviens pas.
Urémie gastro-intestinale. — On observe, chez quelques brightiques, des vomissements glaireux ou alimentaires comme dans la gastrite chronique; incoercibles comme dans la grossesse, et même sanguinolents et douloureux comme dans l'ulcère stomacal (urémie gastrique). On observe également des symptômes diarrhéiques et dysentériformes,