Charcot. Leçons du mardi, 1888, p
de îa pie-mère à l'écorce cérébrale, adhérences sans localisations déterminées, les résultats de l'autopsie, dit Charcot, sont purement négatifs. Évidemment les accidents qui ont causé la mort ne relevaient pas d'une lésion organique appréciable, et le rapprochement fait par Charcot entre l'état de mal épileptique et l'état de mal choréique est parfaitement justifié. On constate au cœur des lésions anciennes d'endocardite végétante mitrale. Le malade n'avait pas été rhumatisant.
(De Beauvais1). — Une fillette de quatorze ans fut prise, presque en même lemps, de chorée de Sydenham et de désordres cérébraux. Avec sa chorée, elle éprouva une répulsion subite pour l'étude et pour la musique qu'elle aimait beaucoup, elle perdit presque la mémoire, son caractère devint fantasque, capricieux et violent sans raison; elle frappait sa pelite sœur, âgée de dix-huit mois; elle avait des idées lugubres; apercevant un jour un corbillard elle s'écria vivement : voici la voiture qui m'emportera bientôt. En quelques jours la situation devint des plus graves : la chorée des muscles laryngés et des muscles thoraciques déterminait des accès de suffocation ; la déglutition était presque impossible. La malade semblait avoir perdu la parole comme une aphasique. La fièvre était forte, le pouls à 120, l'insomnie continuelle, il y avait de l'incontinence d'urine. Alors l'agitation devient extrême; les coudes s'excorient, les oreilles, la nuque, le sacrum, les talons sont rouges, écorchés par les frottements incessants des téguments sur les draps. Les jours suivants, la fièvre augmente, le pouls monte à 150 pulsations, la malade tombe dans le coma, et meurt vingt jours environ après ie début de cette chorée.
(Mitchinson2.) — Une jeune fille de vingt et un ans, atteinte de chorée, a eu antérieurement quatre attaques de chorée de gravité croissante. Au moment où elle est admise