‹ Manuel de pathologie interneChapitre 395 sur 404 · Thirial. Union méd., p. 402 et · texte numérisé non relu

Thirial. Union méd., p. 402 et

% Compte» rendus delà Soc. de biol., 1871, p. 43.

lose de certaines articulations. Yulpian1 a rapporté une observation de sclérodermie avec atrophie et disparition de plusieurs phalanges; ces troubles trophiques n'étaient accompagnés ni de suppuration ni de formation de séquestres. La malade observée par M. Hallopeau n'était pas seulement atteinte de sclérodermie, elle avait de plus des atrophies osseuses et des arthropathies : « la muqueuse linguale, les muscles des lèvres et de la langue, et probablement aussi ceux de l'avant-bras, étaient atrophiés; dans tous les points où la peau était profondément atteinte, la couche graisseuse sous-jacente avait en grande partie disparu. »

On voit donc que la maladie décrite sous le nom de sclérodermie a les plus grands rapports avec V hémiatrophie faciale; il y a même des cas2 où Thé mi-atrophie faciale n'était pas seulement limitée à la face et était accompagnée de sclérodermie sur d'autres parties du corps. Certaines altérations du corps thyroïde (goitre exophthalmique, goitre simple, atrophie de la glande) peuvent être suivies, à échéance plus ou moins longue, de l'apparition de la sclérodermie (Jeanselme). Ajoutons encore que la sclérodermie a aussi quelques rapports avec l'asphyxie locale des extrémités, elle a plusieurs fois débuté par les mêmes symptômes3, ce qui permet à quelques auteurs de conclure qu'elle ne constitue pas une entité morbide bien définie. Pour Favier, « la sclérodermie et la gangrène symétrique des extrémités ont entre elles des relations intimes ». Pour Apollinario, «il y a entre la sclérodermie et l'asphyxie locale d'étroites affinités ». Pour Grasset, asphyxie locale, gangrène, sclérodermie, lèpre ne seraient que des manifestations d'un état pathologique plus général4. Pour Brissnud5, toute sclérodermie chronique d'emblée relève d'une affection préalable

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