Grasset. MaL du syst. nerv., p
4. Toutes ces questions seront discutées dans la thèse de Garrigues, gangrène, sclérodermie, Paris, 1900.
5. Brissaud. Leçons sur les maladies nerveuses, 1899, p. 416.
du système du grand sympathique. La lymphocylose du liquide céphalo-rachidien a été observée1.
§ 4 ASPHYXIE LOCALE.— GANGRÈNE SYMÉTRIQUE DES EXTRÉMITÉS.— MALADIE DE RAYNAUD
Sous le nom d'asphyxie locale, de gangrène symétrique des extrémités, M. Raynaud2 a décrit une forme de gangrène sèche, symétrique, qui frappe les extrémités, les doigts, les orteils, plus rarement les oreilles et le nez.
Description. — L'évolution delà maladie peut être divisée en trois périodes (M. Raynaud).
La première période, généralement insidieuse, dure de quelques jours à un mois ; elle est caractérisée par des phénomènes d'asphyxie locale. Le bout des doigts devient pâle, exsangue et insensible; le sujet a des fourmillements et une sensation de doigt mort analogue à ce qu'on éprouve après un grand froid. D'autres fois, le bout des doigts, au lieu d'être exsangue, devient livide; il y a stase veineuse c'est Yasphyxie locale. Les parties envahies sont symétriques, elles donnent au thermomètre un abaissement de température qui tombe à 15 ou 18 degrés. Ces accidents surviennent d'abord par accès, puis l'intermittence disparaît, et les troubles deviennent continus. Il n'est pas rare de constater un œdème dur au bout des doigts envahis.
Dans la deuxième période, ou période d'état, les fourmillements du début font place à de vives douleurs. Les parties malades prennent une teinte violacée, livide, le sphacèle est imminent. La gangrène est quelquefois précédée de la formation de phlyctènes qui se rompent et laissent le derme à nu. Généralement, la gangrène est superficielle,