‹ Manuel de pathologie interneChapitre 397 sur 404 · Claude et Sézary. La Presse médicale, 1908, m · texte numérisé non relu

Claude et Sézary. La Presse médicale, 1908, m

2. M. Raynaud. Asph. loc. et gnngr. sym. des extrém. Th. de Paris, 1862. Art. Gangrène in Nouv. Dict. méd. et chir. Arch. de méd., 1874, t. I, p. 5 et 180.— Rossignol. Gangr. sym. des extrém. chez l'enfant. Th. de Paris 18S8— Dominguez. Formes atténuées de la mal. de Raynaud. Th. de Paris, 1689.

fort limitée, elle ne dépasse pas la couche superficielle du derme et les ongles ne tombent pas toujours; mais il est des cas où la phalange entière est envahie, et les parties mortifiées deviennent noires comme du charbon. Cette seconde période dure une dizaine de jours et davantage.

A la troisième période appartiennent l'élimination des eschares et la cicatrisation; c'est un travail qui dure plusieurs mois. Quand la gangrène a été très superficielle, la pulpe des doigts est le siège de cicatrices blanchâtres, parcheminées ; le bout des doigts prend une forme conique et effilée. Dans les cas plus graves, il se fait à la base de la partie gangrenée un sillon inflammatoire, siège de suppuration qui favorise la chute de l'eschare.

Dans quelques cas exceptionnels, la gangrène n'est pas bornée à l'extrémité des doigts et des orteils, elle envahit aussi les oreilles et le bout du nez (Fischer1), elle peut môme se localiser exclusivement à ces dernières parties en respectant les doigts (Grasset2).

Étiologie. — Diagnostic. — La gangrène symétrique des extrémités est une maladie de l'âge adulte, de dix-huit à trente ans; rare après quarante ans, elle a été vue néanmoins chez un vieillard de soixante-dix-sept ans (Rénon5); elle est plus fréquente chez la femme. Plusieurs fois elle a paru associée à l'impaludisme (Mourson4), à la sclérodermie5, à la lèpre, à la péricardite (Widal), au diabète (Apert), à l'ergotisme (Ehlers), à la tuberculose (Rénon6); à l'heure actuelle, c'est plus un syndrome qu'une maladie propre; certaines formes me paraissent cependant conserver leur autonomie.

Page 1