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Dieulafoy. Cours de pathologie interne, février

Mais dans la tuberculose rénale, les choses se passent autrement : quand l'un des deux reins est compromis, 1 au-

ereTn est sain, ou suffisamment valide pour assurer le erv'ce delà dépuration urinaire; aussi les gens attem s de rerculose rénale ne présentent-ils pas de symptômes brightiques et ne succombent-ils pas a . I urémie. Et si des complications urémiques viennent à éclater, ce qui est fort rare c'est que l'autre rein est fortement compromis parla dégénère cence amyloïde, ou par d'autres lésion,. Donc, malgré le délabrement et la destruction du rein tuberculeux, ^malade ne succombe presque jamais à de. acculent, uremimies parce que l'autre rein est assez val.de pour assurer Sde la dépuration urinaire. J'en dirai autant du rein cancéreux et des autres lésions rénales umlaterales, qui malgré la destruction de l'un des reins ne provoquent n. brigMisme, ni urémie, pourvu que l'autre rem soit suffi-

"TsTiSïSf - peut-il pas exister une népknte tu^ Jeuse au vrai sens du mot, les deux rems étant atteints mmlanîmenlde lésion de néphrite diffuse, comme ils le 2i ZTtoules les néphrites infectieuses, dans les nephn- !es syphilitique et scarlatineuse? Ne voit-on pas, dira-t-on, dan le cours de la tuberculose pulmonaire, dans le cours ae"a phtÏÏe chronique vulgaire, ne voit-on pas des malades ayant des symptômes brightiques, des œdèmes, de 1 albuminurie, l'albuminurie n'ayant ici rien à voir avec une hematarie ou avec une pyurie qui peuvent ne p.. existe. •; ces tuberculeux, ces phthisiques, avec leurs symptômes bnghtianes ont d^c une vraie néphrite tuberculeuse D'accord S précisons bien : d'abord, c'est un faitb.en avère, que le ma ades atteints de tuberculose pulmonaire chronique, les «tariras phthisiques, et ils sont nombreux, meurent ira. £ d'ace deqnts urémiques- ; chez le malade atteint de îubeTculose pulmonaire, chez le phthisiquê, l'infection tuberculeuse ne retentit pas volontiers sur les rems sous forme

1. Boussou». 0* la ««ri thez tes pldhiiiques. Th. de Paris, 1886.

de néphrite. La différence est grande avec d'autres maladies toxi-infectieuses, la scarlatine, la syphilis par exemple, qui elles, déterminent si souvent les néphrites aiguës classiques et qui sont fréquemment l'origine de néphrites chroniques, de mal de Bright. Nous voyons rarement cela au cours de la tuberculose pulmonaire ; je vois peu de tuberculeux pris à un moment d'une néphrite aiguë à grands œdèmes et à grands accidents urémiques ; nous voyons rarement des tuberculeux faisant une néphrite tuberculeuse chronique avec les petits signes du brightisme et les grands accidents de l'urémie. Il est donc certain que l'infection tuberculeuse ne retentit pas volontiers sur les reins sous forme de néphrite tuberculeuse. Et cependant, il est vrai, les tuberculeux ont assez souvent de l'albuminurie, parfois beaucoup d'albuminurie. On a même décrit une albuminurie prétuberculeuse. Ils ont également des œdèmes, abstraction faite des œdèmes par thrombose veineuse et par cachexie ; leurs reins peuvent présenter des lésions diffuses épithéliales et des lésions amyloïdes; il existe donc une néphrite tuberculeuse au vrai sens du mot. Oui, mais il serait plus exact de dire qu'il existe une néphrite des tuberculeux. Cette néphrite, je l'appellerais volontiers paratuberculeuse, pour employer une épithète comparable à celle que Fournier a donnée aux accidents parasyphilitiques. Cette néphrite paratuberculeuse est due à l'action de la tuberculine sur le rein, l'expérimentation nous l'a prouvé : les reins sont plus tuberculinés que tuberculisés et le bacille de Koch y fait habituellement défaut (Du Pasquier1). Cette néphrite provoque de l'albuminurie et des œdèmes, mais elle reste habituellement à l'état d'ébauche, elle aboutit rarement aux accidents urémiques. La conclusion de cette discussion, c'est que la tuberculose rénale est fréquente, tandis que la néphrite tuberculeuse est assez rare.

Diagnostic. — Il suffit, je pense, d'avoir lu la description de la tuberculose rénale, pour être convaincu de la diffi-

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