Jacc:>ud. Syphilis réft&le, i'Ain. de la Pitié
maladies des reins. 189
ciaient aux altérations parenchymateuses. Dans un cas de Ilorteloup et Wickham, l'examen histologique fait par Durand-Fardel démontra les mêmes lésions épithéliales avec lésions interstitielles. Dans deux. « as publiés par Brault, les lésions sflomérulairea et artérielles occupaient une place importante1. Ces dernières lésions diffèrent notablement des lésions trouvées chez notre malade et chez le premier malade de Darier et Hudelo. Ici, en effet, ce sont les altérations épithéliales qui étaient dominantes et même exclusives, tandis qu'ailleurs les altérations étaient surtout vas culo-conjonctives. Il se peut que les lésions présentent quelque différence suivant que la néphrite a traîné plus ou moins en longueur; dans les deux faits rapportés par Brault, il s'agissait de néphrites ayant duré l'une cinq à six semaines et l'autre quatre mois.
Description. — En résumé, voici les traits les plus saillants de la néphrite syphilitique précoce : Un individu est au début de sa syphilis, son chancre ne date que de quelques semaines ou quelques mois, la roséole est à peine terminée, les plaques muqueuses ont fait leur apparition. Soudain, surviennent des œdèmes, bouffissure de la face, œdème des membres inférieurs, anasarque rapidement généralisée. Les urines contiennent une quantité d'albumine, 10 grammes, 20 grammes en vingt-quatre heures ; elles sont parfois hématuriques a. L'infiltration tend à gagner les organes et les séreuses : œdème du poumon, épanchements des plèvres et du péritoine. Pendant cette première phase, les œdèmes et l'albuminurie sont souvent les seuls symptômes appréciables : il se peut même qu'après quelques semaines de traitement amélioration et guérison surviennent sans autre incident ; c'était le cas chez notre premier malade. Dans d'autres circonstances, les œdèmes et l'albuminurie sont accompagnés de céphalée, d'oppression, de vomissements, de diarrhée profuse; les urines deviennent plus rares, et si le mal fait