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Clin, de la Pitié, 18S7, p

Traitement. — Le mercure et l'iodure de potassium sont les deux agents thérapeutiques de la néphro-syphilose tertiaire. Mais les préparations mercurielles priment le traitement; je donne le choix aux injections de solution aqueuse de bi-iodure d'hydrargyre à la dose journalière de un demicentigramme à 1 centigramme. L'iodure de potassium peut être abonné à la dose de 1 à 2 grammes. Il faut surveiller de près l'action des médicaments et agir avec prudence, en n'oubliant pas que le filtre rénal est compromis. Si les reins sont seuls atteints par la syphilis, si le foie et les autres organes sont indemnes, le traitement donne les meilleurs résultats; on arrive à rendre à la sanlé des gens qui étaient brightiques à un degré avancé et qui n'auraient sans doute pas guéri si leur néphrite n'avait pas été syphilitique.

Mais, pour arriver à la guérison définitive, le traitement doit être plusieurs fois repris et suspendu. Les lésions tertiaires syphilitiques, que ce soit aux reins ou ailleurs, guérissent rarement du premier coup; l'amélioration est souvent rapide, parfois surprenante, mais la guérison définitive est plus difficile à obtenir. Tantôt l'amélioration s'arrête en plein traitement, tantôt la maladie reparaît à échéance rapprochée ou éloignée, alors qu'on la croyait guérie; le mal laisse quelques reliquats. Il faut donc surveiller la néphrite, même quand on la suppose guérie, et recourir de nouveau au traitement si on le juge nécessaire. L'avenir nous dira dans quelle mesure la médication mercurielle peut être remplacée par la médication d'Ehrlich dans le traitement de la néphro-syphilose. Les malades de nos hôpitaux arrivent rarement à complète guérison parce qu'ils nous quittent dès qu'ils se sentent suffisamment améliorés; ils ne veulent ou ils ne peuvent attendre plus longtemps; aussi les rechutes sont-elles fréquentes.

La cure lactée n'a pas, dans la néphro-syphilose, la même importance que dans d'autres néphrites ; un de nos malades a guéri par le traitement spécifique, alors que le lait pris d'une façon exclusive n'avait donné aucun résultat. Néanmoins, le lait est un adjuvant utile. La déchloru-

ration (dont j'ai parlé au chapitre de la malade de Brigh doit être appliquée à la néphrite syphilitique, surtout quand elle est accompagnée d'oedème.

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