Vulpian. Malad. du si/st. nerv., p
2. Mme Déjcrine-Kluinpke. Polynévrites, paralysies et atroph -^^^ùe$ saturnines. Th. de Paris, 1880.
3. Voyez les articles de Hallopeau et de fiernheini dans le Nom ^w.
Dictionn.
4. Aller, de la moelle contée, à iarrach. du scialique {Arch», 187b).
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g 12. MYÉLITES DIFFUSES CHRONIQUES.
Ânatomie pathologique. — L'histoire des myélites diffuses chroniques se confond en partie avec l'histoire des myélites diffuses aiguës*.
Uanaiomie pathologique de la lésion se résume en deux mots : sclérose ou ramollissement. Le ramollissement n'est, le plus souvent, que la phase ultime d'une myéUte aiguë, et la sclérose réalise l'altération la plus commune de la myélite chronique.
Sous l'influence de la prolifération de la névroglie, le travail de sclérose poursuit son évolution ; le réticulum conjonctif et la paroi des vaisseaux s'épaississent, les tubes nerveux diminuent de volume, la myéline se segmente et se désagrège, les cellules nerveuses perdent leurs prolongements et s'atrophient. La moelle, sclérosée, s'indure, prend une teinte grisâtre, et se colore facilement par le carmin.
Cette sclérose (induration du tissu conjonctif et atrophie consécutive des éléments nerveux) n'est pas toujours irrégulièrement diffuse; elle occupe parfois un segment bien limité de la moelle, une rondelle qu'elle frappe dans sa totalité (myélite transverse) y elle peut n'occuper qu'une moitié de la moelle (myélite hémilatérale (Brown-Séquard), elle prend la forme d'un anneau avec participation des méninges et intégrité de la substance grise (sclérose annulaire^ Yulpian), elle englobe le canal épendymaire, qu'elle rétrécit ou qu'elle dilate (sclérose péri-épendy maire, Hallopeau), elle envahit successivement différentes régions (myélite envahissante, ascendante ou descendante, Uallopeau), mais toutes ces
1. Lisez à ce sujet l'excellent mémoirjs de M. Hallopeau : Des myélites chroniques diffuses {Archiv. de médec. Paris, 1871).
MALADIES DE U UOELLË ÉPINIÉRE. 357
^^ariétés sont autant d'exceptions, et dans sa forme la plus
^vulgaire, la phlegmasie prédomine sur les parties antéro-
latérales de la moelle au niveau du renflement dorso-
J cmbaire, et donne naissance à la paraplégie chronique.
La myélite chronique provoque souvent des scléroses
^econdaiies ascendantes ou descendantes qui viennent,
la longue, compliquer le tableau initial de la maladie.
îs causes sont celles de la myélite aiguë, auxquelles on
joindre ïhérédité.
Description. — A part les cas où des symptômes d*ex-
^c^itation (phase aiguë) ouvrent la scène (douleurs, four-
%~»iilements, secousses dans les jambes), la maladie
lébute par des troubles de locomotion.
Le sujet se fatigue facilement, ses jambes lui paraissent
•«urdes, la marche devient pénible et d'autant plus difficile
[u*il s'y joint souvent de l'anesthésie plantaire (sensation
le duvet). Plus tard le malade ne marche plus qu'au moyen
l'une canne ou d'un appui, ses pieds quittent à peine le
ol, il gUsse plutôt qu'il ne marche, aussi la locomotion
par devenir impossible, la paraplégie est complète.
les mouvements réflexes, d'abord exaltés, persistent tant
te la substance grise de la moelle n'est pas détruite.
Les fonctions génésiques sont généralement abolies.
Les troubles de la vessie et du rectum (rétention et
incontinence) ne sont précoces que si le renflement
^ii^énitocrural est envahi *. La rétention d'urine précède