‹ Manuel de pathologie interne. v. 3 (volume 2)Chapitre 139 sur 246 · Journal des connniaeaneea méd. c/Ur., 18S · texte numérisé non relu

Journal des connniaeaneea méd. c/Ur., 18S

NAUDIES DE L'ENCÉPHALE. 471

rie!» fut bientôt suivie d*une artérite oblitérante identique et symétrique du côté droit. Leudet put suivre toutes les phases de cette artériopathie, avec induration et oblitération de l'artère, et, sous l'influence du traitement antîsyphilitique, il put suivre également le rétablissement de la circulation artérielle, la perméabilité de l'artère et la guérison définitive. C'était là un type d'endartérite oblitérante, syphilitique, symétrique et localisée à un segment de l'artère, avec tous les caractères qu'on retrouve souvent dans l'artérite cérébrale syphilitique.

J'ai observé à l'artère radiale du poignet gauche, un cas d'artérite syphilitique qui avait abouti à la formation d'un aném-ysme, 11 s'agit d'un homme de 55 ans que j'avais déjà soigné quelques années auparavant pour une vaste ulcération serpigineuse syphilitique du bras droit ; j'avais eu l'occasion de le revoir et de le soigner deux ans plus tard pour une excavation syphilitique du poumon droit ayant entraîné tous les désordres de la phthisie syphilitique. Lorsque je revis ce malade, quelques années plus tard, il m'apprit qu'on faisait depuis plusieurs semaines une compression assez violente sur un anévrysme de son artère radiale gauche et la compression n'ayant amené aucun résultat, l'opération était décidée en principe. L'anévrysme avait les dimensions d'une petite noisette ; j'émis l'opinion qu'il pouvait bien être le résultat d'une artériopathie syphilitique et j'instituai un traitement intense mercuriel et ioduré. L'anévrysme diminua graduellement de volume et avait totalement disparu trois mois plus tard. Du reste, cette observation d'anévrysme syphilitique périphérique n'est pas unique, il s'en faut; je pourrais citer une observation de Groft, concernant la guérison d'un anévrysme syphilitique de l'artère pophtée, jnr le -traitement mercuriel et ioduré.

Toilà donc des faits, et ils ne sont pas isolés, qui prouvent, d'une façon indéniable, l'existence d'arlériopathies syphilitiques, aboutissant tantôt à ï anévrysme.

tantôt à Vohlitération du vaisseau. C'est cette même division qui va me servir à classer les lésions de rartériopathie cérébrale syphilitique.

A. Anévrysmeê syphilitiques. — Dans un premier groupe je place les artérites syphilitiques qui aboutissent à Yanévrysme, à sa rupture et à l'hémorrhagie méningée. En voici quelques exemples :

Une observation de Spillmann concerne un jeune garçon syphilitique pris, onze mois après TinfecUon, d'accidents cérébraux : céphalée, somnolence, étourdissements. vertiges, vomissements. Bientôt une attaque d'apoplexie se déclare et le malade meurt en quelques heures. A Tautopsie, on trouve une hémorrhagie sous-arachnoïdienne abondante, provenant de la rupture d'un anévrysme de l'artère basilaire. En différents points, les artères de la base du cerveau étaient le siège de lésions syphilitiques. Le sujet n'était pas alcoolique*. Dans une autre observation de M. Spillmann, il s'agit d'une jeune femme syphilitique, qui fut prise, dix mois après l'infection, d'accidents cérébraux : céphalée, somnolence, torpeur. Bientôt après, apparaissent des mouvements convulsifs, et un état apoplectiforme se déclare. La malade succombe quelques heures plus tard. A l'autopsie, on trouve un vaste épanchement hémorrhagique sous-arachnoîdien, causé par la rupture d'un anévrysme situé au confluent des artères carotide interne gauche et sylvienne. L'artère carotide droite, en un point symétrique, est atteinte d'artérite syphilitique.

Dans une observation de Lancereaux*, une jeune femme syphilitique est prise, six ans après l'infection, de symptômes cérébraux : céphalée, étourdissements, vertiges, hémiplégie droite sans apoplexie. Après une amélioration passagère due au traitement, les symptômes cérébraux reparaissent et la malade meurt d*Une attaque d'apoplexie. A l'autopsie, on constate une hémorrhagie

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