PARALYSIE AGITANTE. — MALADIE DE PARKINMN
La paralysie agitante est une névrose caractérisée par un tremblement spécial, qui manque dans quelques cas, par une rigidité particulière du système musculaire, et par un état paralytique qui n'est qu'un élément tardif et accessoire de la maladie.
Description. — Dans quelques cas, à la suite d'une frayeur, d'une émotion, d'un traumatisme, la maladie apparaît brusquement, et le tremblement se déclare tout à coup, mais c'est là l'exception ; d'babitude, le début de la paralysie agitante est insidieux, et sa marche est len tement progressive. Le tremblement atteint d'abord la main, le pouce, le pied; mais ce tremblement est si faible, que le malade s*en aperçoit à peine ; il disparaît, puis il revient par accès, avec une nouvelle intensité ; il se généralise, ou bien, chez quelques sujets, il revêt les formes hémiplégique et paraplégique.
Le tremblement de la paralysie agitante a des caractères qui le différencient des autres tremblements : la main prend une attitude spéciale, elle a la forme de la main qui tient une plume ; les quatre derniers doigts allongés» et réunis tremblent d'une seule pièce, et le pouce se meut sur eux par tremblements isochrones et cadencés ; et bien que la main dans son ensemble a l'air de filer de la laine ou d'émietter du pain (Gubler). Le tremblement du poignet sur l'avant-bras se fait par mouvements de (lexion et d'extension, et s'étend quelquefois à tout le membre supérieur. L'écriture se ressent de ces tremblements : les jambages des lettres sont sinueux. Aux membres inférieurs le tremblement des orteils et des pieds se fait par mouvements successifs de flexion et d'extension.
Tous ces tremblements se produisent quand les mus-
clés sorti au repoê^ ils cessent pendant le sommeil ; ils diminuent et peuvent cesser sous l'influence de la volonté, différence essentielle avec le tremblement de la sclérose en plaques, qui n'a lieu qu'au siget des mouvements volontaires.
La tète est parfois agitée par les mouvements du corps ; c'est là un tremblement d'emprunt ; mais elle peut, en outre, être agitée de tremblements spontanés, contrairement à l'opinion qui avait été d'abord émise. Parmi les muscles du visage qui peuvent participer au tremblement, je citerai surtout ceux de la mâchoire, de la langue, des paupières.
La rigidité mtuculaire est un des éléments essentiels de la paralysie agitante; elle en est même l'élément principal*; elle débute par des crampes douloureuses, passagères, et devient progressivement permanente. Sous l'influence de cette raideur musculaire, la tête, le tronc et les membres prennent des attitudes spéciales. Le malade a la tête tendue en avant et immobilisée dans cette position ; l'œil est fixe, les traits perdent toute mobilité, et la physionomie prend un air hébété.
Dans la station debout, le tronc est voûté, les coudes sont légèrement écartés du tronc; les mains reposent sur la ceinture et sont agitées de tremblements; les jambes sont légèrement fléchies sur les cuisses, les mouvements sont lents et se font tout d'une pièce, le sujet a l'air soudé*. Quand le malade se met à marcher, il part, la tête et le tronc en avant, à petits pas et en sautillant, comme s'il courait après son centre de gravité (Trousseau)', et il accélère son allure comme s'il était mû par une impulsion irrésistible. Certains malades, sollicités par un mouvement de recul (rétropulsion), tomberaient, si on ne les arrêtait pas.
A une période plus avancée, la raideur musculaire place