Onimus. Gathebd., 1878, n
t. Laferon. Thèse de Paris.
3.* Bachon. Parai, rad. chez les porteurs d'eau de Renneê {Mém. <if. mél. milit.f 3« série, t. XI, p. 323).
i. Duchenne. Èlectrùation lotalisée^ p. 700.
OIEOLArOT, PATHOL. T. II. 43
et déclare que « dans rimmense majorité des cas, pour ne pas dire toujours, la paralysie idiopathique reconnaît pour cause une compression du tronc nerveux * » . Cette compression est favorisée par la situation superficielle du nerf, qui devient sous-cutané au moment où il contourne le bord externe de Thumérus pour se porter en descendant dans l'interstice musculaire du long supinateur et du brachial antérieur. La compression du nerf à ce niveau peut se produire par différents mécanismes : tantôt le sujet s* endort le bras sous la tête, se servant de son bras comme d*un oreiller, tantôt il s*endort, le bras appuyé contre un plan résistant (lit, table, dossier d'une chaise, marche d'escalier), qui comprime le nerf.
La paralysie du nerf radial par la compression est un fait accepté de tous et sur lequel il me parait inutile d'insister ; M. Panas a le mérite de l'avoir mis en relief. Mais pourquoi rejeter absolument la paralysie radiale a frigorel pourquoi le froid, qui détermine des paralysies du nerf facial et du nerf laryngé externe (paralysie du muscle crico-thyroïdien), ne déterminerait-il pas également la paralysie du nerf radial?
Une des raisons principales qui engagent M. Panas à rejeter la paralysie radiale a frigore, c'est sa localisation : ainsi le triceps brachial ne participe jamais à la paralysie, tandis que le muscle long supinateur est toujours paralysé; et cette localisation, qui s'explique facilement quand il s'agit de compression, ne saurait s'expliquer par un refroidissement.
Cet argument ne me parait pas suffisant, car en fait de localisation on trouve à chaque instant des exemples qui sont encore inexplicables et néanmoins positifs. Pourquoi, par exemple, la paralysie saturnine, qui a tant de rapports avec la paralysie que nous décrivons, se localise-t-elle aux muscles extenseurs en respectant le long supinateur? pourquoi l'atrophie musculaire progressive
t . Archives générale» de médecine^ juin 1873, p. 671.
débute-t-elle presque toujours par le muscle court abducteur de réminence thénar? pourquoi la paralysie glossolabio-laryngée frappe-t-elle d'abord et avant tout le muscle lingual supérieur? Ce sont là des faits qu'on ne saurait nier, et pour ce qui est de la localisation de la paralysie radiale, si le froid respecte le nerf dans ses parties supérieures et abolit ses fonctions à partir du muscle long supinateur, c'est sans doute parce qu'il l'atteint dans le point où sa position superficielle le rend plus accessible aux agents extérieurs. Du reste il existe des observations indéniables de paralysie radiale a frigore (Cbapoy*, Vicente*, Duplay'). Il est vrai qu'on a prétendu (Richet*) que, même dans le cas de refroidissement, la paralysie est due à un phénomène de compression, parce que le nerf, gonflé à l'intérieur du canal ostéo-fibreux qui l'enchâsse, y subit une sorte d'étranglement. Cette hypothèse, avancée par Erb au sujet de la paralysie du nerf facial a frigore^ ne me paraît applicable qu'à quelques cas, car d'autres nerfs, moteurs ou mixtes, sont paralysés sous l'influence du froid, sans qu'on puisse invoquer l'étranglement et la compression du nerf dans un canal inextensible.
Le diagnostic est simple. J'ai déjà dit que la paralysie du nerf radial difl'ère de la paralysie saturnine des extenseurs en ce que cette dernière n'est pas accompagnée de la paralysie du muscle long supinateur.
La marche^ la durée de la paralysie radiale varient suivant ses causes et ses variétés. La paralysie guérit après un temps plus ou moins long; la faradisation est absolument indiquée.
i. Chapoy. Parai, du nerf radial. Thèse de Paris, 1874.
2. Vicente. Parai, a frigore du nerf radial. Thèse de Paris, 187S^