Du Païquier. Tuberculose rénale. Tli. de Paris, 189i
DIBOLAFOY, PATUUL. T. 11. G
114 MALADIES DE I/APPARRIL URINAIR€.
Les lésions tuberculeuses du rein peuvent fH'éseiiter quelque difTérence dans leur mode d'évolution, suivant que l'infection tuberculeuse du rein se fait par voia sanguine, le bacille abordant le rein par sa subatanee corticale, charrié par les artères rénales ou capulavaSy ou suivant que l'infection tuberculeuse se fait par iroia ascendante, vessie, uretère, bassinet, calices, abordant ainsi le rein par sa substance médullaire*.
Les granulations tuberculeuses du rein, rares ou noHh breuses, peuvent exister partout, à la suriace de TorgiBiiat sous la capsule, dans le parenchyme; elles envahîsaaill de préférence la substance corticale au cas d'infection sanguine, tandis qu'elles se localisent d*abord à }^ substance médullaire, aux pyramides, au cas d'infectJMMi ascendante. Dans la tul)erculose corticale, Durand-FarM* a constaté la présence de bacilles tuberculeux dans la profondeur du parenchyme rénal antérieurement à la formation de toute granulation miliaire. Ces baciOei occupent d'ordinaire le glomérule de Malpighi, les 4tt^ nières ramifications artérielles de la couche corticale» ft peuvent de là se propager par effraction aux tubes luir nifères, qu'ils envahissent de dehors en dedans.
Les granulations tuberculeuses fusionnées, ou le tissu tuberculeux infiltré, (infiltration tuberculeuse), fomieql des amas tuberculo-caséeux du volume d'une noisette ou d'une noix. Ces amas se ramollissent et deviennent Forigine des cavernes. Les cavernes tuberculeuses du rein sont anfractueuses et assez nettement limitées; elles contiennent des débris tuberculeux, du liquida purulent et parfois des concrétions calculeuses phospba** tiques (calculs secondaires). La topographie des cavernes présente quelque différence suivant le processus qui lui a donné naissance. Quand la tuberculose du rein est d'origine sanguine, corticale, les cavernes se forment
1. La tuberculose ascendante a été expérimentalement reproduits par Albarran. Bulletin médical, 1891, p. 518.