Soca. Maladie de Friedreich. Th. de Paris
272 MAUDIES DU SYSTÈME ^EKVE^JX.
l'ataxie de Friedreich. Les vertiges, les attaques épilepliformes, la névrite optique, manquent aussi dans la maladie de Friedreich.
Anatomie pathologique. — On sait aujourd'hui que la lésion de l'ataxie locomotrice est une sclérose (induration et atrophie), dont le siège multiple intéresse iné- (/alement la moelle épinière^ le mésocéphalCf ïencéphale, le grand sympathique et les nerfs.
A. Du côté de Vencéphale, les altérations, bien que très fréquentes, ne sont pas absolument constantes, et la localisation de la lésion se fait sans ordre et sans système, bien différente en cela de la lésion médullaire, qui, elle, est systématique. On retrouve la sclérose encéphalique sur les pédoncules cérébelleux inférieurs, et sur certains nerfs crâniens, tels que Toptique, Fauditif, le moteur oculaire commun. La lésion encéphalique la plus fréquente et la mieux connue est celle des nerfs optiques; elle débute par 1 un d'eux avant d'envahir l'autre; à l'instar des névrites périphériques, elle s'avance progressivement de la périphérie vers les bandelettes optiques et les corps genouillés; elle, aboutit à l'induration grise des nerfs, et, comme la lésion du tube nerveux paraît précéder l'envahissement du tissu conjonctif, cette névrite pourrait être nommée parenchymateuse.
Il est des cas où l'ataxie locomotrice coïncide avec la paralysie générale des aliénés^, la précède ou la suit; on retrouve alors dans ces formes spéciales les lésions de la méningo-encéplialite diffuse.
B. Du côté du hulhe et de la protubérance, on voit, dans quelques cas, que la sclérose des cordons postérieurs de la moelle se continue sous le plancher du ({uatrième ventricule ; elle envahit les noyaux des corps restiformes» la substance gélatineuse de Rolando, la racine ascendante du trijumeau, et détermine parfois l'atrophie des